‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 161 sur 174 · Fol · texte numérisé non relu

Fol

Vis-à-\is, le Christ mort est du même peintre, ainsi que le saint Jérôme pénitent, dans la dernière chapelle à droite. LeBaglione^ dit que ces tableaux furent les meilleurs et les derniers ouvrages de Giuseppe. — (c S'il eût vécu, ajoute-t-il, il aurait orné de belles œuvres sa patrie, qui est aussi la mienne : mais la mort, jalouse de la gloire d'autrui, trancha le cours de sa vie, et il fut enlevé dans la plus belle fleur de ses années... »

Sur le mur du maître-autel est peinte la vie de saint Jérôme, œuvre de deux artistes alors célèbres, le Viviani et Andréa d'Âncona souvent employés par Sixte. On attribue à Paris Nogari le saint Jérôme de la voûte, bien que le Baglione n'en ait pas parlé dans la vie de cet artiste. Les peintures de trois des triangles sont d'Avanzino Nucci, et celles de la voûte d'Andréa d'Ancona. Enfin, le père Tempesti ^ dit que les connaisseurs attribuent à Antoine Carrache le crucifix peint dans la dernière chapelle.

L'église de Saint-Jérôme fut instituée par Sixte collégiale de la nation illyrienne ou dalmate , en témoignage de ce qu'il tirait son origine de cette nation, ainsi que l'exprime sa bulle. En outre, il la plaça sous le patronage de ses petits neveux, comme on le voit dans cette inscription qu'il y fit placer :

Sixtus V. Pont. Max.

Sancti Hieronymi ecclesiam

Magnlûcentius extruxit

Titulum collegio canonicorum adauxit

Et pro nepotibus suis D. D. Perettis

Venafrae principibus

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