I. Guerra, t. 1, p. 44!, 2ecol
auraient consenti à cette violation fussent tenus à rétablir la somme détournée.
« Il décidait qu'on ne pourrait toucher à ce dépôt que dans les circonstances suivantes :
« Pour recouvrer la Terre sainte ;
« Pour prendre part à une expédition générale contre les Turcs, et alors seulement qu'une armée de terre et une flotte mise en mer seraient prêtes à les attaquer;
« Dans le cas où il deviendrait nécessaire de pourvoir d'un prince chrétien quelque province, afin d'empêcher qu'elle ne tombât entre les mains des infidèles ou des hérétiques;
« Dans le cas où la guerre serait portée en Italie contre lesÉtats de l'Église;
«Enfin, s'il devenait nécessaire de remettre sous la domination de l'Église une ville de l'État ecclésiastique qui s'en serait affranchie. Il dédia cet argent à Notre- Seigneur Jésus-Christ, à la bienheureuse vierge Marie et aux saints apôtres Pierre et Paul. »
Le 6 novembre 1587, Sixte déposa au château Saint- Ange un second million d'écusd'or, et le 27 avril i588, un troisième, sous les mômes injonctions et défenses, répétées dans ses bulles Anno superiori et Si nos multis ' . Ces trois millions d'écus d'or représentaient plus de vingt-six millions de francs, somme très-considérable pour cette époque, et qui équivaudrait à plus de cent millions, valeur actuelle.
On verra qu'indépendamment de cette réserve, mise en lieu de sûreté. Sixte avait encore trouvé le moyen de faire un fonds de deux cent mille écus d'argent (plus d'un million de francs), pour assurer l'abondance des