‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 3 sur 174 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

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La vie de Sixte-Quint a été plusieurs fois é^iiie; ôt -\**it comme il arrive presque toujours lorsqu'il s'agit ^ ^ ^ *. y

dans ce pape, un des champions les plus ardents: Vè«^ du tribunal redouté de l'Inquisition, et ils Font ae- . ** «;;

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cusé d'une sévérité poussée , contre les dissidents, jusqu'à la plus grande cruauté. Ils lui reprocheat également une coupable duplicité dans ses négo'cfartions avec l'Espagne et la France!. Enfin, mécorvna^^^ sant le bienfait de la sécurité publicmç,^ rétablie p.at* lui dans ses États, ils ne lui accordéjs^ pas mêm^ d^g* voir soustrait ses sujets aux attaques et aux violenôfea des brigands et des sicaires qui, avant sop ^teçét ment, infestaient Rome et les provinces^'^ijtftiô-* cales. ':•>• •H<^

, D'autres, au contraire, aveuglés par un^lif' «irî-> dent, pour la foi catholique et la papauté, ont.j^fii^G)^ Sixte-Quint un homme incomparable, et Tont'iifip.. bien au-dessus de ses prédécesseurs et des princesde son temps, allant jiisqtfàlui attribuer des- mi^ racles , afin de pouvoir le placer au rang Jle^ saints. .• / .

Ces deux manières de le juger pèchent par uhé'gal excès. Si Felice Peretti s'est montré supérieur à beau/ :Coup de souverains pontifes par ses grandes vuesv par son amourdubieupublic, par l'ordre et la, prér

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AVERTISSEMENT. Ili

voyance qu'il avait introduits dans les finances, par les travaux utiles et les embellissements qu'il a fait exécuter, il peut être accusé justement d'avoir usé, dans plus d'une circonstance, d'une rigueur excessive, quelquefois même inutile; d'avoir cédé, avec faiblesse, aux sollicitations de sa famille, et, comme beaucoup d'autres, d'avoir subordonné sa politique extérieure à des considérations d'intérêts temporels.

Mais, si la conduite du souverain n'est pas exempte de critique, la personnalité de l'homme reste comme une des plus curieuses à étudier dans l'histoire de la papauté. Je me suis efforcé de la faire connaître en remontant aux sources originales, et surtout en mettant sous les yeux du lecteur les actes et les paroles émanés de Sixte lui-même, ses brefs, ses constitutions, ses bulles, ses instructions aux nonces et aux légats, ses conversations, ses discours et ses réponses, soit dans les consistoires des cardinaux, soit ailleurs.

J'ai puisé la plus grande partie de ces citations dans deux ouvrages. Le premier est une table analy tique des vingt-sept volumes in-foUo du Bullarium Romanum et des dix-neuf volumes, même format, du Bullarium Magnum^ lesquels ne comprennent que les bulles publiées jusqu'à Clément XIV. Cette table dressée par un docteur en théologie, Louis Guerra , forme quatre volumes in-folio , imprimés à deux colonnes de petit texte. Sans son secours, il se-

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