‹ Histoire de ToulouseChapitre 171 sur 317 · Musée, 3 his · texte numérisé non relu

Musée, 3 his

4. Né le 27 décembre 1581, demeura rue Saint-Rome, n» 48, et mourut, à Toulouse, en 1643.

peintre de l'Hôtel de ville de 1616 à 1642, apparaît presque comme un grand artiste par son sentiment de l'ordonnance, ses dons d'observation, son goût de la couleur et des belles étoffes. Si les tableaux historiques peints pour l'Hôtel de ville {Entrée de Louis XIII, Siège de Perpignan) sont pour la plupart perdus, le grand tableau des huit capitouls au pied de la croix, qui décorait la chapelle du Consistoire (^), ainsi que les miniatures du VI^ livre des Annales, suffisent à assurer sa réputation et lui assigner un rang très honorable dans la peinture française du xvii^ siècle. Il forma de nombreux élèves : Antoine Durand, Colombe du Lys; les plus connus furent Nicolas et son fils François de Troy (1645- 1730)» originaire de Toulouse, peintre des jolies femmes de la cour de Louis XIV, et Hilaire Pader; ce dernier, également Toulousain (1607-1677), étudia en Italie, séjourna à Monaco et se fixa dans sa patrie, où il peignit des portraits de parlementaires, un tableau allégorique sur la Paix des Pyrénées, un Déluge pour la chapelle des Pénitents-Noirs (perdus) et le Triomphe de saint Joseph (Saint-Etienne) ; il a gravé aussi de nombreuses estampes. Un élève de Jean de Troy, fils aîné de Nicolas, fut Jean Michel (1659-1709), dont nous avons au Musée Les noces de Cana. Un contemporain de Chalette fut le peintre Tournier, né à Toulouse en 1604, élève de Valentin et émule du Caravage. Ambroise Frédeau, de l'ordre des Ermites de Saint- Augustin, né à Paris (1589- 1673), élève de vSimon Vouet, fut un architecte distingué (le petit cloître des Augustins), peignit des tableaux religieux (1640-1673) dans la manière facile et claire de son maître. Son meilleur élève fut Jean-Pierre Rivalz, de Toulouse, dont le fils Antoine — le grand Rivalz — (1667-1735), architecte, sculpteur, surtout peintre, se forma à Paris et en Italie, à l'école des Carrache et acquit à Rome une réputation méritée d'habileté. Fixé à Toulouse en 1702, il laissa quelques belles constructions (l'hôtel de Malte) et de vastes compositions historico-allégoriques ou religieuses {^), dans la manière désinvolte et un peu superficielle des Bolonais. Sa fille épousa le peintre Jean Despax, et son meilleur

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