I. Remplace le journal de Robert
gardent, en général (^), une convenance dans le ton qui surprend aujourd'hui et ne se maintient que jusqu'à la Terreur.
Nouvelle organisation administrative
Le conflit entre partisans et adversaires de la Révolution prit un caractère aigu à propos des réformes municipale, départementale, judiciaire et surtout religieuse.
L'organisation I^a loi municipale du 14 décembre 1789 établit à Toulouse
municipale. ^^^^ municipalité ou corps municipal de dix-huit membres, dont un maire syndic, chargé de défendre les intérêts de la ville, assisté d'un procureur de la commune et de son substitut, — et un corps de trente-six notables qui, par sa réunion avec les municipaux, formait le Conseil général de la commune. Ces divers magistrats étaient élus par tous les citoj^ens actifs, c'est-à-dire ceux qui payaient une contribution foncière égale à trois journées de travail p). L'élection se faisait à la pluralité pour le maire, le procureur et le substitut seulement {^) et au scrutin de liste pour les autres; les membres du corps municipal et les notables étaient toujours rééligibles. Les électeurs étaient convoqués par quartier ou arrondissement. Le Conseil général était élu pour deux ans et demeurait rééligible (*). Le corps municipal s'adjoignait un secrétaire-greffier, qu'il nommait lui-même.
L'élection du maire eut lieu le 29 janvier 1790; celle des autres membres de la municipalité résulta de plusieurs tours de scrutin. Le nouveau maire de Toulouse, de Rigaud, était un septuagénaire, professeur à la Faculté de Droit; on l'avait préféré à de Chalvet, de la famille des anciens sénéchaux. Au reste, pas un noble ne fut nommé. Dans le corps municipal, on compte deux ex-capitouls, d'ailleurs pleins d'expé-
1. Exception faite pour les pamphlets contre l'évêque assermenté Sermet.