U0.\ ET AIGLE
Lion pour les comha s, aigle pour la victoire. Tel, du 1*' hussards, le résumé de gloire. •
Trompettes, embouchez vos instruments guerriers, Pour sonner au drapeau. Noble corps d'officiers, Inclinez devant lui yos yaillantes épées; Entourez ce drapeau dos plus riches trophées ; Du 1" do hussards val«'iireux escadrons, A son aspect sacré, courbez vos mâles fronts. C'est là votre étendard. 11 a pour sa légende Ses campagnes du Nord : Jemmapes, la Hollande, Où ses chevaux vainqueurs, sur les glaçons surpris, Saisirent au i:al()p les vais-^oaux onnomis; Campagnes d'Italie, où sa nuble auréole, Se forma de ces mots : Castiglione, Arcole ; Ses campagnes de Prusse et surtout les lauriers Que surent à Eylau moissonner ses guerriers; Ses campagnes d'Autriche et plus tard les Espagnes Unissant à leur tour, dans diverses campagnes, Les lauriers de TËmpire aux lauriers de nos rois; Ici mil huit cent neuf, là mil huit cent vingt-trois. Puis enfin, de nos jours. Anvers et la Belgique; Voilà du régiment le sublime historique.
Mais la Ironipelte sonne et ce réveil guerrier Appelle en Orient les hussards du premier.
Que lui fallait-il donc pour combler tant de gloires Et pour avanl-sonreur de nonrelles victoires?
Son aijrlo à lui romJiie et pour guider ses dards Le Lion qui commande au 1" de hussards.
L'aigle de la victoire, aux ailes éployées, Fait déjà tressaillir vos vaillantes épées, Hussards, et mesurant vos glorieux drapeaux, V voit encor des plis pour des lauriers nouveaux. Vous allez donc partir sous de si beaux auspices: La gloire s'y connaît pour offrir ses prémices» L'intrépide Lion, vers de nouveaux combats^ Des anciens Bercheny va diriger les pas.
Héritiers de leur nom, héritiers de leurs ^'loires, Vous saurez moissonner de nouvelles victoires; Car le 1'' hussards veut les premiers fleurons, ' Pour son Lion, son aigle et ses preux escadrons.
Huit ans après, le 0 juillet 1862, me trouvant à Clermont-Ferrand, avec le régi méat, je présentai celte même pièce de vers au colonel Moucheton de Gerbrois, qui avait succédé au colonel comte Lion; et comme la campagne de Crimée avait été couronnée d'un des plus beaux triomphes qui fut jamais el que le 1" escadron venait de faire celle de Syrie^ j'y ajoutai les suivants :
AU COLONEL MOUCHETON DE GERBROIS.
En effet, sous ce pli ouvert par la victoire, Le colonel Lion a gravé pour mémoire Le mot Sébastopol, en caractères d'or.
Ce n'est pas tout; hussards, allez, allez encor
— ftEVU —
De Crimée en Europe et d'Èurope en Afrique; Puis en Asie encore, aux cimes du Liban.
Imprimer la terreur au front du musulman, Et remettre au fourreau, du druse fanatique Le glaive tout fumant dans le sang du chrétien. Ce privilège aussi fut, Tan dernier, le tien, 0 l" (le hussards. Pèlerins d"nn autre à^^e, A Solyme (1) tes preux ont fait p«'lerinage; Ils ont inscrit ton nom au tombeau du Sauveur. Cette inscription, hussards, vous portera bonheur.
Un détachement, commandé par un officier, était en effet allé à Jérusalem » visitei* les saints lieux. Ces braves hussards avaient fait toucher leurs sabres au saint sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
J'étais moi-même alors détaché aux eaux de Vichy; quelques jours après mon entrevue de Clermont, j'eus l'honneur de recevoir la lettre qui suit :
Clermont^PerraDd, le 31 Juillet 1863.
« Monsieur Tabbé,
» J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre ode » au 1*^ de hussards', dont vous m'avez donné connais" » sance à Clermont et dont vous voulez bien faire liommage » au régiment.
» Je vous en suis très reconnaissant el je viens aujour- » d'hui vous en remercier au nom de tous les officiers du » régiment, auxquels je Tai communiquée.
(1) SoIymc est le nom pociiquc ou loul au moins synonyme de ié*- «msalunK m
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» Veuillez donc, Monsieur l'abbé, recevoir Texpression
» de noire gmtitudo et croire à mes sentiments les plus » distingués.
» Est signé : Mough^n de Gbrbrois ,
» Coiouel du 1" régimeoi de hussards. »
A Monsieur l'abbé S..,, à Vichy,
Le 1*' régiment de hussards ayant fait la campagne
d'Afrique en 1864, 18G5, IBOG-GT, els'élanl, comme toujours, noblement conduit, j'adressai, peu de temps après son retour en France, au colonel de La Jaille qui le corn* mandait depuis le 20 décembre 1864, le supplément suivant :