‹ Histoire de Tunis; précédee du̕ne description de cette régenceChapitre 17 sur 77 · partie effacées · texte numérisé non relu

partie effacées

On trouve aussi quelques vestiges antiques à l'ancienne Musti t située dans Une plaine, en vue de Douggah et de dessous, à moitié chemin de Teslourah et de Qejj : ce lieu est nommé par les habitants Sydy- Abd-tl- Abbàs , du nom d'un marabout qui y a sa sépulture : on y voit les restes d'un bel arc de triomphe , dont l'une des pierres offre encore cette inscription: r

IMP. AVCVSTO CAE8ARI ORBIS^PACAT M VSTICBN8IVH DD.

En continuant de marcher au sudouest on arrive à la frontière qui sépare de ce côté la Régence tunisienne du territoire de l'Algérie, et qui est à 24 lieues (96 kilomètres) ouestrsud -ouest de Tunis.

La ville frontière est celle de Qeff l'ancienne Sicca- ïeheria\ située à cinq ieues (20 kilomètres) au sud-ouest de torbous : cette ville est réputée la troisième de la Régence pour la richesse et la force, quoique sa citadelle ait été démantelée, il y a environ un siècle, dans les guerres civiles. La ville elle-même est bâtie sur le penchant d'une colline, comme son nom même semble l'indiquer (I), et presque au milieu de son emplacement elle possède une fontaine qui lui fournit une eau abondante. Les seules antiquités que possède la ville de Qeff sont deux inscriptions, dont je citerai seulement la suivante :

HERCVLI SACRVM. TITAC1VS PROCVLVS PBQCVR AT. AVGVSTI SVA PECVNIA FECIT.

En partant de Bazll-BAb pour se rap-

S rocher de Tunis on suit la direction e l'est à peu près dans le même parallèle; et, quittant la vallée arrosée par la Medjerdah, on se jette dans un pays montagneux ; la première position remarquable qu'on y rencootre est Bouchah, qui n'est qu'un monceau de ruines, à environ six lieues (24 kilomètres ) au sud-sud-ouest de Tuuis.

On peut croire que Bouchah était autrefois la cité nommée Turza ou

(x) Le mot Qê/foa Ço/f signifie colline, un monticule, en langue arabe. ( J. J. M.)

L'UNIVERS

Turceta; du moins cette induction doit se tirer des fragments d'une inscription qu'on y lit encore, quoiqu'elle soit presque entièrement détruite : ce que l'on peut déchiffrer des restes de cette inscription indique que le monument auquel elle appartenait avait été érigé en l'honneur de Cœlius Alcinus Felicianus, qui paraît être natif de cette ville, et elle se termine par les lignes suivantes :

OB EX1MIVM A M OH KM IN PATRIAM 8PLENDI0IS8IMV8 ORDO TVRCET. PATRONO 8VO.

De là le chemin de Tunis laisse à droite Mechergah, ou Mecherkah, qui est dans une plaine entourée de montagnes, à trois lieues (12 kilomètres) à l'est de Bouchah.

Cette petite ville s'appelait autrefois Giuf ou Municipium Giufitanum; elle a aussi porté en même temps les titres de Aurclium, Alexandrianum , Augustum , Magnum : cette dernière épithète aura sans doute été donnée à cette cité, pour la distinguer de la bourgade nommée Giuf Minus, située dans la montagne de Zaghouân , et qu'on appelle encore aujourd'hui Z y ouf -éz- Zaghouân :

on n'y trouve d'autres vestiges d'antiquités que cinq inscriptions, dont je citerai de préférence celle qui prouve que la ville de Giuf a porté simultanément à la même époque, et non successivement , les divers surnoms que je viens de rapporter :

LVCINIAE 84TVRMNAE AVRELI DIONI8I PATRONI

CONIVGI ■VNICIPE8 ■VNICIPI AVRBLI ALEX AN DRIANI AVCV8T1 NAGNI GIVFITANI.

C'est de Mechergah qu'une route tournant vers le sud-ouest «onduit directement à la montagne de Zaghouân, dont il a été fait une mention détaillée dans le chapitre V ci-dessus (1). Une autre route, partant du même point à l'est-sud-est, se dirige vers Toubernôk (2) située dans une position centrale entre la petite ville de Sovteymân et Qassr-

(i) Voyez ci-dessus , pages 16 et suivantes.

(a) Il faut prendre garde de ne pas confondre Toubernôk avec Toubersôk. dont il a été question ci-dessus, page a6.

éz-Zéyt, à rentrée de la péninsule qui forme la partie orientale du Quartier d'Été , et que nous allons rapidement parcourir.

Section Tboisième.

Partie orientale du Quartier d'Été ; — Reled-él-Hadarah; — Rhadès, Hammim-él- Ayn , Souleymân, Toubernôk, — Péninsule, Gourbos,OSydy-Dàoud, Louaréah , Grottes antiques; — Cap Bon, Dakhoul , Klyhéah, Gourbab , Nabal, Hamàmét, Qassr-éz-Zéyt, Minàrah , Far&dys, Herklah.

Pour se rendre dans la partie orientale du Quartier d'Été et visiter cette péninsule, (jui doit nous offrir une moisson d'antiquités plus abondante que notre exploration de la côte septentrionale, on sort de Tunis par la Porte du Sud, et on traverse les faubourgs.

D'abord, dans celui qui est nommé Beled-él-Haddrah, on rencontre un Bagno, où un beau fût de colonne, apporté probablement de Carthage ou de ses environs, offre l'inscription suivante :

IMP. CAES D1V. NERVAE NEP.

DIV. TRAtANI PARTUIC. FIL.

TRAIANVS HADR1ANVS AVG.

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