‹ Histoire de VersaillesChapitre 29 sur 99 · RUE DE GRAVELLE · texte numérisé non relu

RUE DE GRAVELLE

Cette rue portait autrefois le nom de rue Saint-François. En 1793, on la nomma rueFréret; elle reprit le nom de Saint-François en 1806; enfin, sous la Restauration, elle fut appelée rue de Gravelle, du nom d'un des maires de Versailles, M. Gravelle de Fontaine. La rue de Gravelle se dirige de l'ouest à l'est, de la rue Saint- François à la rue Satory. Elle a 163 mètres de longueur sur 9 mètres 75 centimètres de largeur.

CÔTÉ GAUCHE

N° 1. — Ancien hôtel de Nyert, l'un des premiers valets de chambre de Louis XIV.

N°3. — Terrain donné en 1730, parle roi, à Maréchal, son premier chirurgien; puis vendu par lui au sieur Demotes, qui y fît construire un hôtel. Cet hôtel fut acquis en 1755 par le marquis de l'Hôpital.

COTÉ DUOIT.

N° 8. — Hôtel d'Alègre, sous Louis XIV ; puis hôtel des Fermes.

il 18

Cet hôtel était habité par le célèbre financier Paris Duverney, pendant le ministère du duc de Bourbon, de 1723 à 1726. Lorsque, par suite de sa mauvaise administration financière, le duc de Bourbon fut destitué et exilé à Chantilly, il fit immédiatement prévenir Paris, qui avait en sa possession des papiers pouvant compromettre le duc. Paris accourut aussitôt à son hôtel de Versailles, rue Saint-François, et là, le soir môme de l'arrestation du duc, le 11 juin 1726,

« 11 s'enferma dans son cabinet, dit Narbonne (1), où il brûla des quantités prodigieuses de papiers pouvant servir de preuves contre M. le due et contre les frères Paris eux-mêmes, et démontrer leur mauvaise administration. »

En 1737, le roi accorda cet hôtel au marquis d'Antin, commandant du canal de Versailles, en payant 5,000 livres de dédommagement au sieur BillaudeL intendant des Bâtiments, qui l'occupait (2).

Après la journée du 9 thermidor, qui amena la chute de Bobespierre, quelques jeunes royalistes organisèrent des réunions dansantes dans cet hôtel. Elles devinrent à la mode sous le nom de Bal du Neuf. Des querelles ne tardèrent pas à s'élever entre les personnes d'opinions diverses fréquentant ce bal, et l'on fut obligé de le faire fermer.

Page 1