RUE DE LA CEINTURE
daient pour la ville neuve dans l'étang de Clagny, ce qui occasionna, à plusieurs reprises, des maladies contagieuses. En 1734, M. Coste, grand-voyer de Versailles, ordonna de faire murer toutes ces pierrées, et Tannée suivante, 1735, on établit la voirie actuelle pour y transporter toutes les vidanges de la ville (1).
N°l. — Entrée de l'enclos du réservoir de l'eau de Seine, dit de la butte de Picardie.
Lorsque l'on éleva la machine de Marly, les eaux de la Seine, envoyées à Versailles, n'étaient destinées qu'à fournir les bassins du parc. C'est pour cela qu'on construisit l'aqueduc de Montreuil, dont nous allons bientôt parler, et qu'on fit arriver directement ces eaux aux réservoirs deMontbauron. Mais la machine n'ayant jamais pu en amener une assez grande quantité pour le service des eaux jaillissantes, on substitua, dans les réservoirs de Montbauron, l'eau des étangs à l'eau de Seine. Celleci fut. dirigée complètement sur les jardins de Marly (2), et l'aqueduc de Montreuil fut abattu.
Jusqu'en 1740, Versailles n'avait, dans ses fontaines publiques et particulières, que de l'eau des sources des environs. Malheureusement les aqueducs construits sous Louis XIV pour les amener dans la ville, étaient en fort mauvais état, et les travaux nécessaires pour les rétablir et pour rendre l'eau des sources plus abondante auraient entraîné un temps considérable, quand déjà cette même année la disette des eaux s'était fait sentir à Versailles. D'ailleurs eût-on été sûr d'en amener ainsi une quantité suffisante pour une population qui augmentait rapide-
(1) Voir manuscrit de Narbonne.
(2) Voir les Eaux de Versailles, par J.-A. Le Roi.