‹ Histoire de Vire: Pendant la RévolutionChapitre 29 sur 108 · OUVRAGES D'HISTOIRE LOCALE XXIJII · texte numérisé non relu

OUVRAGES D'HISTOIRE LOCALE XXIJII

HAMEL. Mais l’auteur n’a pas abordé la composition ; et il a été imprimé seulement une série de documents dont beaucoup concernent la période antérieure à celle qu'indique le titre. Cet ouvrage n’a pas été mis dans le commerce (1). :

Il convient de citer ici l’histoire de la chouannerie et de la restauration de la religion et de la monarchie en France (2), œuvre du Virois Richard SÉGuIN (3) ; c’est surtout un récit des événements de laschouannerie dans le Bocage, mais Séguin raconte un certain nombre de faits de l’histoire de Vire à la même époque. Toutefois, quoi qu’en ait pensé M. de la Sicotière, les événements que rapporte Séguin ne se sont pas tous « passés sous ses yeux » (4), Engagé volontaire du 2° bataillon du Calvados, Séguin n’est rentré dans ses foyers qu’en juin 1795, et n’a pas pris part à la Chouaninerie sur laquelle il a été renseigné postérieurement, notamment par le chef chouan Drudes de la Tour, mort en 1826.

De plus, Séguin a rédigé une œuvre de parti-pris. Il accueille sans critique tout ce qui est défavorable à la Révolution, se laisse aller aux plus extraordinaires exagérations, et même, en arrive à dénaturer complètement les événements. (5)

Les derniers événements de l’histoire de l’ancien régime à Vire sont rapportés par le fils de Richard Séguin, Charles-Anselme

(1) Depuis l’achèvement de mon travail, M. BuTer-HAMEL s’est décidé à faire paraître son étude sous le titre : Vire et Le Bocage il y a cent ans : t. 1% : Le Bocage. — Le tour de Vire historique, Vire, Eng (1902- 1906), 1921, in-8°.

C)aVire Adam. (118260: 11021842; in-180

(3) Richard Séguin, né à Vaudry le 7 octobre 1772, décédé à Vire le 23 janvier 1847. Fils de Thomas, passementier, rue du Haut-Chemin, il conçut, le jour de la visite de Fauchet à Vire, une haine vivace pour la Révolution, des énergumènes ayant brisé les vitres de la maison paternelle, insuffisamment illuminée à leur goût. Néanmoins, Richard s’errrôle au 2° bataillon de volontaires du Calvados, fait campagne, puis, au bout de trois ans, profite d’une convalescence pour rester dans ses foyers. Le 27 novembre 1796, il épouse la nièce du bijoutier Laurent Mitaine, s'établit épicier, et fait régulariser sa situation militaire |[conge définitif le 5 avril 1800]. Son fils Charles-Anselme expose (ms. t. I, 1847) les vicissitudes de la carrière littéraire de l’auteur de l’histoire de la Chouannerie. (Voir aussi : LEGORGEu : Notice sur Richard Séguin, Journal de Vire, 26 novembre 1868).

(4) L. DE LA SicorièRE : Louis de Frotté et les insurrections norman- CS EME MMRE

(5) Par exemple, au nombre des « infamies » commises par les Tépublicains, il compte le meurtre de Duchastel, de Roullours. Ce Duchastci a bien été fusillé à sa fenêtre le soir du 18 brumaire an IV-9 novembre 1795, mais Séguin ne dit pas que, trois jours auparavant, Duchastel avait accepté les fonctions d’agent municipal de sa commune, au mépris d’une défense faite par les Chouans avant les élections. Pendant ‘un an, personne, à Reullovrs, ne voudra succèder à Duchastel, par crainte de subir le même sort. (Voir : t. 1°", p. 135).

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