BANVILLE
(Marie-Gabrielle-Catherine Lemaréchal,
femme DE),
épouse du précédent, 69 ans. Libérée avec son mari.
BOSCHER (Jean-Baptiste), fils de Gilles, chapelier, «
capGral
suspect », incarcéré le 11 octobre 1793. Libéré avec caution par
Bouret le 23 mars 1794.
BROUARD DE CLERMONT (Jacques-François), écuyer, lieutenantgénéral au bailliage de Vire, président de l’administration du Caivados en 1790-91 ; oncle maternel de l’émigré Le Brun Franquerie. Incarcéré le 10 octobre 1793, renvoyé à son domicile te 12, sous la garde d’un sans-culotte. Maintenu dans cette position par Bouret le 8 germinal an II-28 mars 1794.
(1) Le couple de Banville n’a pas été incarcéré à la maison d’arrét
de Vire,
SUSPECTS VIROIS 669
BROUARD DE CLERMONT (Jeanne-Elisabeth Mesnage de Cagny. femme), épouse du précédent. Mêmes décisions que pour son mari,
BusNouLT (Denis), domestique de Corday d’Arclais. Incarcéré le 9 octobre 1793, envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré sans conditions par Bouret le 28 mars 1794.
CANTEPIS (Pierre), vitrier, père d’un prêtre déporté ; incarcéré Je 9 octobre 1793. Libéré sans doute quelques jours après par le comité de Saint-Thomas (1).
CHEMIN DU PRÉ (Gilles), drapier, rue Fontaine, frère du prêtre déporté Thomas Chemin. Incarcéré le 4 nivôse an 11-24 décembre 1793 (2). Libéré avec caution par Bouret le 23 mars 1794.
CHESNÉ (Gilles), drapier (?). Incarcéré le 10 octobre 1793, ordre du comité de Saint-Thomas.
CœurDoOUx (Charles-Jean-François-Nicolas DE), écuyer, ex-garde du corps, pensionnaire de S. M., père de deux émigrés. Incareéré le 9 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen, puis ramené à Vire sous la garde d’un sans-culotte, ordre de Bouret. Libéré par le représentant Bollet le 10 fructidor an II-27 août 1794.
CœuRDOUX (Jeanne-Angélique du Désert, femme DE), épouse du précédent. Incarcérée le 9 octobre 1793. Libérée avec caution par Bouret, ordre du 23 mars 1794.
Cœurpoux (Julie DE), fille des précédents. Incarcérée le 9 octo- -bre 1793. Libérée avec caution par Bouret le 28 mars 1794.
CoLLARDIN (Louise-Jeanne Godard, veuve de J.-B.-François), mère d’ün émigré ;
COLLARDIN (Catherine-Angélique) et CoLLARDIN (Marie-Anne), ses deux filles. — Incarcérées le 9 octobre 1793. Conservées par Bouret sous la garde d’un sans-culotte.
CoRDAY D’ARCLAIS (Guillaume-Cyprien DE), père d’émigré. [nsar- -céré le 9 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré en fructidor an II par le représentant Bollet.
DEBRAY (François) (3). Libéré par Bouret.
DEBON (Jean), domestique de du Hallay de Montchamp ; incær:céré le 15 octobre 1793. Envoyé aux Carmélites de Caen ; libéré sans conditions par Bouret le 23 mars 1784 (4). é
DENIS-FILANCHÈRE (André-Charles), homme de loi. Incarcéré le 9 octobre 1793. Envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré avec caution par Bouret le 23 mars 1794.
DRUDES DE. CAMPAGNOLLES (Etienne-François), ex-commandant de la garde nationale de Vire ; frère de deux émigrés. Incarcéré le 9 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré avec caution par Bouret le 12 germinal an If-1* avril 1794.
DRuDES DE CAMPAGNOLLES (Marie-Louise-Henriette de Corday d’Arclais, femme), épouse du précédent. Mêmes décisions que
pour le mari.
(1) Cantepis est décédé à son domicile en brumaire an II.
(2) Les habitants de son quartier réclamèrent sa mise en liberté, invoquant qu’il était fournisseur pour les armées. (Bibl. Vire, ms. C9):
(3) N'a pas été incarcéré à la maison d’arrêt de Vire. Son fils Miche) prendra part à la seconde Chouannerie.
(4) De nouveau incarcéré le 4 juin, éomme insoumis à la réquisition.
DugourG D’IsiGNy (Louis-Richard).
DugourG p’Isiexy (Marie-Marguerite Bouchard, femme), épouse du précédent.
DusourG D’Isieny (Elisabeth), leur fille cadette. Incarcérés le 17 octobre 1793. Elisabeth cst détenue à Caen jusqu’au 26 mars 1794. Libérée par ordre de Bouret. [Les parents ont dû être libérés précédemment].
DUMONT DE LA ROCHELLE (Suzanne-Renée de Montbray, Vve Philippe), [mère d’Armand-Louis Dumont qui a pris part au mourvement fédéraliste]. Libérée avec caution par Bouret.
Duponr (Jeanne), servante des Dubourg d’Isigny (?). Incarcérée le 17 octobre 1793, élargie le 24, ordre du comité de l’hôpital.
Duponr DE PRégois (J.-B.-Bertrand). Incarcéré le 9 octobre 1793. Envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré, ordre du Comité de sûreté générale, du 3 brumaire an III-24 octobre 1794.
HazBouT (Olivier), ex-employé des aides. Incarcéré le 9 octobre 1793, ordre du Comité de Saint-Thomas (1).
HALLAY DE MonrcHamP (Louis-Michel pu), écuyer. Incarcéré le 15 octobre 1793, Envoyé aux Carmélites de Caen. Non libéré par Bouret. À dû l’être par Bollet.
Harpouin (Charlemagne), officier de santé ; incarcéré le 1° ventôse an II-19 février 1794, pour « cause de suspicion et de contrerévolution », ordre du Comité de Saint-Thomas. Elargi le 18 mars suivant (2).
HarpouIN (Jean-Alexandre), domestique de Thoury de Corderie. Incarcéré le 27 brumaire an 11-17 novembre 1793, ordre du Comité de lPhôpital : « suspect comme ayant tiré des coups de fusil sur les patriotes de la commune de Fresnes, à l’affaire que son maître a eue dans cette paroisse » (3). Libéré sans conditions par Bouret : 23 mars 1794.
HEURTAULT DE BoISNEVILLE (René-Thomas).
HEURTAULT DE BOISNEVILLE (Suzanne-Jacqueline Boivin de Montigny, femme), épouse du précédent, père et mère d’un émigré. Incarcérés le 10 nivôse an 11-30 décembre 1793. [Leurs filles n’ont pas été incarcérées.] Libérés par Bollet le 12 fructidor an Il- 29 août 1794.
LAMARE (Pierre), rentier, rue Chaussée. Libéré par Bouret le 28 mars 1794 (4).
LANON DE LA RENAUDIÈRE (Pierre-Jean-Francçois). Incarcéré le 19 octobre 1793, élargi le 23, incarcéré de nouveau le 24 décembre 1793. (Ordres du Comité de l’hôpital). Libéré avec caution par Bouret le 23 mars 1794.
LE BRUN DE BLON (Bonnaventure), frère d’émigré. Incarcéré le 10 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré par Bollet en août 1794.
(1) Il a dû être libéré peu après. En germinal, Bouret le nomme membre du Conseil général de la commune.
(2) Arch. maison d’arrêt Vire, Ecrous an Il-an IV.
(3) Id., Ecrous 1786-an IL f. 52. Voir p. 200-201.
(4) Il n'avait pas été incarcéré à Vire. Le 18 octobre 1794, il se coustitue « volontairement » prisonnier (?). Plus tard, son fils fournira des munitions aux Chouans, ns
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LE BRUN DE BLoN (Gilles-François), père d’émigré. Non libéré par Bouret (1). A dû l’être par Bollet.
LE BRUN DE LA FRANQUERIE (Anne Brouard de Clermont, veuve Gilles-Jean-Marie), mère d’émigré ;
LE BRUN DE LA FRANQUERIE (Jeanne-Julienne), sœur d’émigré. Incarcérées le 12 octobre 1793 ; détenues aux Bénédictines de Caen du 16 novembre 1793 au 8 septembre 1794.
LECOMTE (Marie-Madeleine Deschamps, Vve), marchande de modes. Libérée sans conditions par Bouret le 23 mars 1794.
LEcoQ (Jacques), ex-directeur des aides, 74 ans (1), « homme notoirement suspect ». Libéré avec caution par Bouret le 23 mars
LECORDIER DE Box (Pierre-Charles-Philbert), proche parent de plusieurs émigrés. Infirme (1). Non libéré par Bouret. A dû l'être par Bollet.
LEFRANC (Marie-Anne). [Est-ce la servante de J.-B. Leminois, arrêtée le 10 novembre 1793, ordre du Comité de l’hôpital ?] (2;.
LELOGEAIS jeune (Charles-Louis), brocanteur. Incarcéré le 9 octobre 1793 ; détenu aux Carmélites de Caen jusqu’au 25 février 1794 (3).
LEMONNIER (Gilles), incarcéré le 9 octobre 1793, ordre du Comité de Saint-Thomas.
LENEVEU (Madeleine), fileuse, 80 ans. Incarcérée le 6 novembre 1793, pour avoir donné asile à un prêtre réfractaire. Acquittée par le tribunal criminel du Calvados, mais conservée détenue comme suspecte.
LENTAIGNE (Michel), homme de loi (4). Libéré avec caution par Bouret : 1° avril 1794.
LETOURNEUR DE LA BRETONNIÈRE (Jean-Jacques). Incarcéré le 9 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré, ordre du Comité de sûreté générale du 30 vendémiaire an III-21 octobre 1794 (5).
LIOULT DE SAINT-MARTIN-DON (Charles), père d’émigré ; incarcéré le 10 octobre 1793 ; envoyé aux Carmélites de Caen. Libéré le 10 fructidor an II-27 août 1794, par Bollet. De nouveau, incarcéré le 12 septembre suivant, ordre des représentants Ruelle et Boursault. Libéré définitivement par Bollet le 11 octobre 1794.
LIOULT DE SAINT-MARTIN-DON (Suzanne-Juliette-Charlotte-Marie Deslandes d’Avilly, femme), épouse du précédent.
LIOULT DE SAINT-MARTIN-DON (Charlotte) et LIOULT DE SAINT- MARTIN-DoN (Marie-Anne), filles des précédents. Incarcérées le 9 octobre 1793, envoyées le 16 novembre 1793 aux Bénédictines de Caen, les trois femmes Lioult ont été libérées par Bollet le 27 août 1794.
LiouLT (Pierré) (?) Incarcéré le 9 octobre 1793.
Louver (Marie-Jeanne) (?). Libérée par Bouret le 23 mars 1794.
(1) N’a pas été incarcéré à la prison de Vire.
(2) Arch. maison d’arrêt Vire, Ecrous, 1786-an II, f. 50.
(3) De nouveau incarcéré le 23 juillet 1795, comme embaucheur pour les Chouans.
(4) N’a pas été incarcéré à la prison de Vire.
(5) Plus tard « soupçonné espion des Chouans ».
Moisson (Marie-Anne Leloutre, veuve François), marchande. Incarcérée le 15 octobre 1793. Détenue à Caen jusqu’au 3 mars 1794. Libérée avec caution par Bouret le 23 mars 1794.
Morez (Marie-Anne Nolin, veuve Louis-Julien).
MoRrEL (Jeanne-Charlotte) ;
More (Marie-Jeanne-Louise-Félicité), mère et sœurs d’un émigré. Incarcérées le 14 décembre 1793 ; libérées avec caution par Bouret le 28 mars 1794.
NoëL pu Parc (Julien-Félix), écuyer, ex-juge au tribunal de district, frère d’un émigré.
NOËL DU PARC (Marie- Françoise de Vendes, femme), épouse du précédent. Sans doute consignés à leur domicile (1). Situation maintenue par Bouret. %
NoëL pu ROCHER (Jean-François), écuyer, médecin, ex-administrateur du Calvados, père d’émigré.
NoëL DU ROCHER (Françoise de Vendes, femme), épouse du précédent. Incarcérés le 10 octobre 1793 ; détenus à Caen (Carmélites et Bénédictines) du 16 novembre 1793 au 30 mars 1794. Ramenés à Vire, ordre de Bouret. Libérés par Bollet.
NoëL pu RocHER (Marie-Anne), fille des précédents. Incarcérée le 23 janvier 1794 ; envoyée aux Bénédictines de Caen. Ramenée à Vire et libérée en même temps que ses parents.
OzIvIER (François), incarcéré le 17 octobre 1793.
PERCY (Jean-François DE), écuyer, père d’émigrés.
PERCY (Marie-Léonore de Billeheust, femme de), épouse du précédent. Incarcérés le 9 octobre 1793. Détenus à Caen du 16 novembre 1793 au 27 août 1794. Libérés par Bollet.
PoLINIÈRE (Richard-Augustin-Claude) et POLINIÈRE MGR Charlotte Lévêque, femme), son épouse. Incarcérés le 25 mai 1793, ordre du district de Mortain ; libérés avec caution le 19 juillet, ordre du département du Calvados ; décrétés d’arrestation le 14 frimaire an II-4 décembre 1793, ordre de Jeanbon-Saint-André, ils prennent la fuite. Le 12 octobre 1794, Polinière se constitue volontairement prisonnier ; Bollet le libère le surlendemain. Son épouse est libérée le 1* août 1795, ordre du département du Calvados.
QUELQUEJEU (Hector-Jean DE), écuyer. Incarcéré le 10 octobre 1793. Détenu aux Carmélites de Caen jusqu’au 24 février 1794. Libéré avec caution par Bouret le 23 mars 1794.
RABODANGES (Jean-Auguste DE), marquis, 69 ans. Incarcéré le 25 mai 1793, libéré le 19 juillet ; incarcéré le 4 décembre 1793, pour l'affaire Polinière. Libéré avec caution par Bouret le 22 mai
RICHARD (René), seigneur de Lassay (Mayenne).
RICHARD (Marguerite Auvray, femme), son épouse, rue du Haut- Chemin, maison Hélie. Incarcérés le 14 décembre 1793, ordre du Comité de Saint-Thomas. Libérés avec caution par Bouret le 28 mars 1794.
ROGER (Jean-Jacques-François), huissier chargé de l'arrestation des suspects, se constitue prisonnier le 1* novembre 1793, pour
(1) Pas d’incarcération à la prison de Vire. Mais, le 12 octobre 1794, Noël se présente volontairement à la maison d'arrêt avec plusieurs autres que Bollet amnistie.
SUSPECTS VIROIS 673
être détenu jusqu’à nouvel ordre. Libéré le 10. (Ordres du Comité de l’hôpital).
ROBERT (Fr.), boulanger, père de 2 prêtres émigrés. Incarcéré le 12 octobre 1793. Libéré avec caution le 23 mars 1794.
ROUSSEL DE FONTENELLE (Marie-Anne-Julie Viel, femme), épouse et sœur d’émigrés. Se constitue prisonnière le 30 mars 1794, en vertu du mandat lancé contre elle la veille, Elle a dû être libérée par Bollet.
ROUYER (Robert), prêtre réfractaire acquitté par le tribunal criminel du Calvados, mais conservé détenu comme suspect, du 18 mai 1794 à février 1795.
SURIREY (Marie-Anne Dubourg d’Isigny, Vve J.-B.), [fille de Louis-Richard] ; déjà incarcérée le 1° juin 1793, ordre du district de Vire ; libérée le 5, ordre du département ; incarcérée le 17 octobre 1793 ; détenue aux Bénédictines de Caen jusqu’au 3 mars 1794. [A-t-elle été libérée par Bouret ? (1)].
TESNIÈRE DE BRÉMESNIL ? incarcéré le 13 octobre 1793, ordre du Comité de Saint-Thomas.
THOURY DE CORDERIE (Louis-Bertrand-Jean-Julien DE). Incarcéré le 23 avril 1793 ; détenu à Vire, puis aux Carmélites de Caen. Libéré, ordre du Comité de sûreté générale du 1° ventôse an Hil- 19 février 1795.
TROLLEY DE PRÉVAUX (Bertrand), homme de loi, incarcéré le 19 octobre 1793, ordre du Comité de l’hôpital. [Pas de trace de sa libération].
VIEL DE MAISONCELLES (Charles), père d’émigré. Se réfugie à Maisoncelles pour éviter l’incarcération. Pas de trace de son arrestation. À dû être laissé par Bouret (23 mars 1794) sous la garde d’un sans-culotte. [Il ne figure pas dans la liste des détenus à la date du 20 prairial an IJ-8 juin 1794]. Libéré par Bollet le 3 septembre 1794.
ViEL DE MAISONCELLES (Angélique), fille du précédent. Libérée avec caution par Bouret le 23 mars 1794. [Une autre fille de Viel, Louise-Jeanne-Charlotte, femme de J.-B.-Pierre de Baudre de Noyers, a été incarcérée le 9 janvier 1794, avec son mari, ordre du Comité de surveillance de la commune du Tourneur. Pour la troisième fille de Viel, voir : Roussel de Fontenelle].
RECAPITULATION Hommes : 47. ; Femmes non mariées : 15.
Femmes mariées : 13. Veuves : 7.
Total: 82. (2)
(1) Voir plus haut : Dubourg d’Isigny.
(2) Pour mémoire, 31 religieuses Augustines de l’Hôtel-Dieu de Vire ont été, le 22 janvier 1794, incarcérées comme suspectes (ordre du représentant Laplanche), dans la maison de Billeheust. — Le 23,mai 1794, le Comité de Vire y fait incarcérer 30 autres religieuses comme n’ayant pas prêté le serment exigé par la Convention. Deux autres religieuses de Vire sont encore incarcérées, même ordre, même motif, le 11 juin 1794. — Ces religieuses ne seront libérées qu’en exécution d’un arrêté du Comité de sûreté générale en date du 5 nivôse an III-25 décembre 1794.