‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 131 sur 922 · Albéric · texte numérisé non relu

Albéric

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du catharisme occidental. Mais nous savons que les Albigeois ne reconnaissaient de pape que le Paraclet, de sorte que leur pentife céleste, audessus des tortures de Rome comme des souillures du monde, allait recueillir dans sa gloire ce martyr obscur qui n'éteit ici-bas que son ombre. Ce pauvre pape des Albigeois devait ouvrir la procession funèbre des victimes dont Romain de Saint-Ange et Blanche de Gastille imposèrent l'holocauste à l'infortuné comte de Toulouse qui ne fera plus que tremper ses mains en gémissant dans le sang de ses sujets et de ses défenseurs.

Ramon VII, dans le même temps, livra ses dix forteresses : et d'abord le Castel-Narbonnais de Toulouse, manoir héréditaire des comtes. Puis Castelnaudari , Lavaur, Montcuc, Verdun VilleiDur, Peyrusse. Gordoue et Penne d'Agenais, cédèrent sans combat aux croisés leurs tours et leurs roches. Mais quand le comte, le cardinal ef le sénéchal se présentèrent devant Penne d'Albigeois, le fier donjon ferma ses portes, abaissa ses herses, se hérissa d'arbalètes et de halistes, et se campa immobile en attitude de bataille. Nous ne savons si le cardinal et le sénéchal furieux ne voulurent pas l'assiéger sur sa roche de fer; mais le comte, heureux dans son cœur de cette magnanime et patriotique révolte, s'interposa sans doute, et plus tard, en dédommagement, abandonna au roi la ville de Saint-Antonin, secrètement d'accord avec Blanche de Gastille'. Le noble vicomte Jordan, trahi

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