‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 146 sur 922 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

tombait alors le 1 5 avril : de sorte que la première fleur de ce printemps dont le pape de Rome et le roi de France gratifiaient le Midi, fut l'inquisition *.

L'inquisition dont ce décret était le préambule

royal, ne fut pourtant inaugurée que l'automne suivant par le concile de Toulouse (novembre 1229). Les archevêques d'A uch, de Bordeaux, de Narbonne, une multitude de prélatset chefsd' abbayes, lecomte RamonVlI, des barons, des chevaliers, le sénéchal de Carcassonne, et deux capitouls de Toulouse, l'un de la cité, l'autre du bourg, composaient ce concile, assemblée mixte, à la fois laïque et cléricale, mais dont le génie était sacerdotal. Seul, le comte de Foix, le héros du Midi, n'y vint pas : s'enveloppant de sa douleur patriotique, il ne daigna pas descendre de son donjon pyrénéen.

Le majestueux Romain de Saint-Ange, légat du Saint-Siège, présidait : il fit tour à tour jurer les articles de la paix. Les capitouls, les premiers, prêtèrent serment sur ïàme de la commune de Toulouse, réminiscence cathare , ou tout au moins platonicienne. Les comtes suivirent, puis vinrent les évêques, les chefs monastiques, et enfin le sénéchal de Carcassonne. Alors le cardinal de Saint- Ange se levant:

« Bien que divers légats du Saint-Siège aient » dressé plusieurs statuts contre les hérétiques, » maintenant que ces provinces sont pacifiées » comme par miracle, nous avons jugé à propos

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