‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 236 sur 922 · Gap. montagne; Gabella, monticule; cincta, fortifiée · texte numérisé non relu

Gap. montagne; Gabella, monticule; cincta, fortifiée

2. Avese, Avesol, Avesola, dans le Ghercorb, entre Limons et Ghalabre. Doat, déposition du comte Roger Bernard de Foix.

droite de l'Ers jusqu'à sa jonction avec l'Ariége *. C'est pour éviter la rencontre de Gui de Lévis et du sénéchal de Garcassonne qu'ils venaient, par un si long détour vers l'ouest, chercher les terres hospitalières du comte de Foix. Ces barons faidits marchaient en ordre et en harnais de combat,'protégeant, de leur lance et de leur amour, ces évêques courbés par l'âge et par les tribulations sur leurs haquenées pacifiques, dirigeant eux-même les montures indécises dans des chemins inconnus, leur tenant la bride ou l'étrier avec un respect filial et les escortant comme les Pères infortunés de la religion et de la patrie romane. Dès qu'ils arrivèrent, le vieux Guilhabert à leur tête, au Pas de las Portas, les chevaliers pyrénéens qui les attendaient, tombèrent aux pieds de l'éveque de Toulouse. L'évêque leur donna sa bénédiction, selon Tusage, et leur apprit sans doute les cruautés de l'inquisition, dont le pape allait investir les Dominicains, pour que le redoutable tribunal dépendit uniquement de Rome, et reçût exclusivement son impulsion du Vatican. Voilà pourquoi le patriarche albigeois, comme un berger fugitif dont la bête féroce dévaste les bercails, remontait une seconde fois, pour rassembler les débris de ses troupeaux, sur les montagnes du Thabor.

Guilhabert était accompagné de Tento , Joan Cambidor, Bernard de la Motta, Vigoros de Bocona, Agulher, Marti, Polha, et d'une trentaine

1. Ils suivaient le Chemin Narbonnais, c'est à dire la voie romaine qui le long de l'Ers, de l'Ariége, et de la Garonne conduisait de Narbonne à Toulouse.

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