LIVRE CINQUIÈME
nisme de Constantin. Voici ceux qu'il eut avec les sectes et les ordres issus de la Renaissance du XII® siècle.
Congénère avec le mysticisme de Calabre, il en diffère en ce qu'il n'admet point rÉvangile éternel de Joachim de Flore, et que l'évangile de Jean est pour lui le volume porté par l'ange au zénith du ciel*.
Consanguin de l'ordre séraphique, il se sépare de François d'Assise comme de Joachim de Flore, par sa dogmatique alexandrine, et son invincible horreur de Rome ^.
Contemporain et compagnon d'œuvre du léonisme, il s'en éloigne par sa hiérarchie, sa théologie platonicienne, son génie oriental 3. Fils de saint Jean,ralbigisme mène à sainte Thérèse et Fénelon. Fils de saint Paul, le valdisme conduit à Luther et à Calvin.
L'Église romaine est une théocratie; l'Église grecque est une théologie ; l'Église cathare est une tliéosophie.
1. M. Renan, L'Évangile éternel. Revue des Deux-Mondes, août 18G8.