‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 288 sur 922 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

natiques. Rome multipliait leurs commanderies à Plagne, dans la vallée de l'Ers; à Montault, dans la forêt de Bolbone ; àlaNogarede, sur les coteaux de la Lèze; à la Ville-Dieu, dans les plaines de Montauban; et la vigilance des seigneurs de Penne les avait seule empêchés de s'installer dans leur puissant manoir féodal, sur l'es rochers de l'Aveyron. Enfin une garde fut donnée au patriarche du Thabor; cette milice fut mise à la solde de l'Église cathare ; le commandement en fut confié au fidèle, dévoué, hardi, aventureux et infatigable chevalier, Pierre de Mazeroles. Pierre était l'ami, le compagnon de guerre d' Alaman de Roaïx. Ils avaient combattu ensemble contre l'ost royal de France. Ils campaient à Pennautier pendant que Louis VIII était dans Carcassonne*. Hélas, les deux chevaliers se retrouveront un jour dans la même prison, sur la même sellette, et peut-être sur le même échafaud I Toutes ces choses, qui ne sont signalées que plus tard, sous le successeur de Guillabert, furent, nous le croyons, fondées sous ce patriarche, et par le synode de Montségur.

Après la réorganisation du sacerdoce, le synode s'occupa du diaconat féminin. L'Église cathare réservait une haute place à la femme aussi bien que la société romane, et souvent la présidente des cours -d'amour devenait en vieillissant prêtresse du Paraclet. La femme avait de droit un pontificat naturel dans la religion du Consolateur. Il y avait donc une classe de parfaites, tout un ordre de diaco-

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