‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 290 sur 922 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

Simorra et à Pons (iarrigas. Ceux-ci les relâchèrent et s'enfuirent de peur des Français qui prélevèrent 900 sols d'amende, sur les habitants de la Bessède*.

Plusieurs de ces illustres veuves et vierges cathares étaient à Montségur depuis l'origine de la croisade. La victoire du Midi les avait ramenées dans leurs châteaux, mais le traité de Paris les en avait expulsées une seconde fois, et elles venaient de regagner leurs grottes et leurs cabanes du Thabor. Parmi ces matrones féodales se trouvaient des diaconesses plébéiennes, une entre autres, arrivée depuis peu de Saint-Paoul de Corporé-Sancto, ou Saint-Paulet de Lauragais. Ce bourg, voisin de Castelnaudari, avait pour prieur un ancien moine de Sorèze» appelé Guillabert. C'était, dans un temps de fanatisme et de férocité, un prêtre de mœufs relâchées comme la plupart de ses pareils, mais d'un caractère humain, obligeant^ officieux. Loin d'aggraver les rigueurs de la croisade, il cherchait à les adoucir, intercédant volontiers en faveur de ses paroissiens, auprès de Simon de Montfort, de l'évêque de Carcassonne et de l'archevêque de Narbonne. Son humanité avait pour secret mobile l'empire qu'exerçait sur son cœur une servante qui était aussi sa concubine et l'amie des Bonshommes 2. Elle faisait travailler les terres du presbytère par les

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