M. Cros-Maire vielle, Viollet Leduc
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giait à l'ombre de la forteresse, et sous les balistes
du roi de France.
Le portail du palais de l'Inquisition existe encore, mais reconstruit au xvi* siècle. L'architecte a inscrit dans le triangle de son fronton lugubre, une idylle de pierre. Des lis vierges, des palmes glorieuses, un rameau d'olivier pacifique, au bec d'une coloVnbe, symbole de l'Inquisition, oiseau du déluge calmant de son aile sereine et de son amoureux soupir, les vagues décroissantes de la mer de sang. Parmi ces gracieux emblèmes, serpentaient ces dieux mots latins : Domus inquisitionis. Le temps, indi-^né sans doute de cette barbare ironie, a passé brutalement sa main sur ces sculptures bucoliques et revêtu cette façade sinistre d'un vague et sombre mystère plus conforme aux scènes d'effroi et aux drames d'horreur perdus dans l'ombre impénétrable de ses murg. On y voyait encore un Christ en croix : à sa droite Dominique de Guzman, à sa gauche Pierre de Vérone, encadrés dans les guirlandes d'Éden. Derrière cet élégant portail, une espèce de porche d'étable, conduit à une église qui se dérobe comme une coupable dans le massif des constructions pour y glorifier furtivement, dans de fades tableaux, les tragiques miracles de son patriarche. On montre encore à droite, dans l'ignoble corridor la sombre cellule de Dominique. Mais on ne trouve plus dans le jardin le figuier planté, dit-on, par le Lintet réputé miraculeux parce qu'il renaissait toujours de son tronc éternel. On ne dit pas si les fruits en étaient rouges comme le sang ou pâles comme les larmes,seule roséequi en aithumecté les racines