‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 370 sur 922 · Et des Roaïx, car la rue Croix-Baranhon débouche sur · texte numérisé non relu

Et des Roaïx, car la rue Croix-Baranhon débouche sur

• la place Roaïx qu'occupait alors le palais où cette grande

race consulaire hébergea deux fois les comtes de Toulouse

LIVIIE SIXIÈME 163

mon Sans , retiré dans le bois de l'Avéran, entre Bonneville et Avignonet (1236). Sans, marchant au bûcher, pensait moins au supplice qu'à la violation de sa dignité d'homme et de citoyen : « Quelle insulte , disait-il , on fait à moi et à notre ville ! Je suis pourtant un bon chrétien 1 1 »

La plainte républicaine de cet ouvrier émut contre les dominicains l'indignation populaire. Deux autres Amis de Dieu, un pauvre 'tisserand nommé Joan, et un riche bourgeois, Pierre-Guilhem Delort , furent arrachés par le peuple iau viguier et au supplice. Delort se sauva. Joan, ramené dans les prisons, y trouva des cathares de Lavaur, reçut d'eux le consolament, et les suivit au bûcher! Le prieur et le viguier, dans une chasse qu'ils font en Lauragais , surprennent sept parfaits, au château de Cassers, de mémoire si tragique. Arnaud Domengé, un faux frère, interrogé dans sa prison, a révélé leur retraite. Transférés à Toulouse , ils marchent à la mort : le traître reçoit, pour prix du sang, la liberté. Mais il ne porta pas loin sa perfidie. En traversant le Lantarais, il reçut son salaire des habitants d'Agassolh. C'est alors que périrent Garsenda de Saint-Andréo du Mas avec sa sœur Galharda ; et Berengère de Gavarret avec sa compagne Aicelina de Hauterive. Ces deux grandes diaconesses, le plus noble sang du Lauragais et du comté de Foix, mères de saints, de héros et de troubadours, furent brûlées à Toulouse. Pendant que Pons de Saint-Gilles terrorisait Tou-

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