Kaynouard, troubadours, Guil. Figueyras
nauséabond qui répand une odeur mélangée d'autel et de tombe. Germonde, la Sapho du saint-office, n'est pas tooins plate qu'Isarn son Pindare * . Leurs mornes cantilènes contrastent par leur vide et leur néant avec le dithyrambe superbe de Figueyras. Ici tout est vivant, frémissant. C'est le cri d'un homme, le hurlement d'un peuple égorgé, le rugissement d'un monde expirant. Après six cents ans ce poëme fume encore ; il s'en exhale encore une odeur de foudre. Cette malédiction est un jet magnifique de cette grande lyre d'éternel amour d'où le Dante tirera bientôt son infernale et céleste épopée.
MORT DE GUILLABERT DE GASTREif, DE PHIUPPÀ DE HONTCÀDB COMTESSE OK FOIX ET d'BSCLARMONDE DE FOIX, VICOMTESSE DE GIMOEZ. — FUNÉRAIL- LES CATHARES.
Figueyras est le clairon de la guerre cathare. Son sirvente implacable est le haro des vengeances ameutées contre Rome. Les camps de Penne, de Nora et du Thabor dressèrent l'oreille à cette terrible fanfare. L'insurrection faidite fourmillait sourdement dans les vallées de l'Aveyron, les plaines de Toulouse, les rochers de la Cerdagne et les conques orageuses de la Catalogne ou de l'Aragon. Guillabert de Castres ne vit probable-