‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 431 sur 922 · Doat. XXII. Dép. des captifs de Montségur · texte numérisé non relu

Doat. XXII. Dép. des captifs de Montségur

traquait dans les plaines du Lauragais les inquisiteurs, comme des loups et des sangliers. Alaman, dont révéché est inconnu, et qui ne fut peut-être revêtu que de cet épiscopat nomade et belliqueux, prêcha à Montségur. Nul doute que tous ces pèlerins ne servissent d'intermédiaires entre le comte de Toulouse et la Montagne du Paraclet.

Depuis la mort de Guilhabert de Castres, le patriarche du catharisme pyrénéen était Tévêque Bertran d'En Marti. Il était né à Saint-Michel de Lanès, de race chevaleresque et parent des seigneurs de Galhao et de Calhabel. C'est pour cela qu'on l'appelle parfois Marti de Calhabel. Il prêchait à Lantar, Montesquieu, Lanerville, Beautéville, le Mas-Saintes-Puelles, dans tout le Lauragais. Fanjaus, en temps de paix, était la résidence du Fils-Majeur. Il vint un jour visiter sa métropole d'où le chassait l'inquisition, et le danger qu'il y courut prouve la vive affection que lui portait son troupeau*. Il fut arrêté, avec ses trois compagnons Joan Ricard, Pierre Coloma et Pierre de Sant-Julia, dans la maison des chevaliers de l'Ile proscrits et réfugiés sur le Thabor. Caousida, femme de Ramon Former, concierge probablement de cet hôtel désert, courut désolée, à l'atelier des Arméniens et leur • dit que pour 300 sols on pourrait délivrer les Amis de Dieu. Peytavi, l'un des Armens, probablement orfèvre, lui remit sept écuelles d'argent, comme nantissement entre les mains des bayles de Fanjaus. Cela fait, la pauvre Caousida s'en va quêtant

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