‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 436 sur 922 · G. de Puil., ch. xuii. — Gest. Lud. IX · texte numérisé non relu

G. de Puil., ch. xuii. — Gest. Lud. IX

LIVKE HUITIÈME g^^

ciens hymnes patriotiques : Mort aux clercs latiniers! Mort aux Français bevedors! C'était la guerre romane, la guerre cathare, la guerre nationale contre la France et contre Rome! Les garnisons étrangères qui ne rendirent pas leurs châteaux furent passées au fil de l'épée *. Le croisé, Pierre de Voisins, abandonna au jeune vicomte la ville de Limous pour s'enfermer dans Carcassonne. A la nouvelle de l'irruption de Trencavel , l'archevêque de Narbonne, l'évêque de Toulouse, les chefs de monastères, les prêtres, se réfugièrent en foule dans Carcassonne, soit pour échapper aux vengeances des populations, soit pour défendre cette forteresse de la croisade. Mirepois, Chalabre, Fanjaus, Laurac, Montréal, Montolieu,se levèrent avec enthousiasme en faveur du vicomte Ramon-Roger. L'Albigeois, répondit au cri de guerre du Rasez et du Lauraguais. Castres, Albi, tressaillirent sur les bords de l'Agoût et du Tarn. On vit sortir de leurs forêts les faidits des Montagnes noires : Bertrand de Saissac, Pierrede La Tour, Roger d'Aragon, Jordan de Cabaret, Ramon de Villeneuve, parent du viguier de Tou-^ louse. On peut croire que le comte de Toulouse lui-même venait en personne se joindre à Trencavel et prendre la conduite de l'insurrection du Midi. Il revenait de Provence où il avait recommencé la guerre contre Ramon-Bérenger; il évita Carcassonne ; le sénéchal du roi de France vint le trouver à Pénautier ; il le somma de défendre la cité menacée. Mais le comte éluda la proposition et

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