Guilh. de Puil., ch. XLV. — Reg. de Fing., Bert. de
Quiders.
2. Au xvie siècle, Avignonet vit un second massacre. Les meurtriers vinrent encore de Montségur. Ils n'étaient plus albigeois mais calvinistes. Leur chef n'était pas un Bélissen. C'était un Lévis, un descendant du maréchal de la croisade, le fameux Claude, baron dAudou, chef des protestants du comté de Foix. Il massacra les prêtres et les moines dAvignonet. Le bourg, complice du terrible baron, fut mis en interdit, et resta plusieurs mois sans culte. Quand le pape leva l'interdit, les portes de Véglise s'ouvrirent d* elles-mêmes, et les cloches chantèrent spontanément dans leurs tours. Depuis lors, les habitants d* Avignonet célèbrent, tous les ans au mois d'août, une fête commémorative appelée, il me semble, Notre-Dame des Miracles. Je tiens tous ces détails de M. Espinasse, adjoint d' Avignonet et mon cicérone sur le théâtre de ces tragiques événements.