Dép. des Captifs de Montségur
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le ga^e du salut. Dans œs luttes mortelles , le patriarche consentit aux pieux désirs des héros de la patrie romane et de la foi cathare. Au nombre de ces chevaUers, l'histoire cite Guiraud de Rabat, mari d'Alpaïs de Pérelle, Ramon de Marcillan, fils de Floris, vénérable diaconesse établie à Montségur; et Bernard de Carcassonne , frère d'un ancien capitoul de Toulouse, rameau collatéral des vicomtes de Béziers et d'Albi. Fortifiés de la promesse de 1 évêque, les Albigeois s'élancèrent à la rencontre des Français *.
Un grand et continuel combat se livra d'abord pendant un mois pour empêcher dans le Val la construction de la tour de bois. Le hardi Pierre Roger s'efforçait chaque jour de disperser les bûcherons, d'interrompre le travail des charpentiers, et de détruire les matériaux du fatal engin. Dans une de ces attaques, le valeureux Alzeu de Massabrac, son écuyer, fut blessé presque mortellement auprès des chantiers qu'il tâchait probablement d'mcendier. Les Massabrac étaient d'origine arabe comme les Rabat. Les aînés s'appelaient toujours Alzeu (El cid). Ils étaient seigneurs des Ben-Azis (Bénaïs) et le nom de Massabrac semble désigner dans la même langue une forteresse. Alzeu, né au pied de la montagne de Montségur, avait pour mère une sainte, Aladaïs deBélissen. Il était neveu d'Arnaud-Roger, cousin de Pierre-Roger, parent de tous les rameaux de Mirepois. Ramon de Péreille
^9^1^^^^' ^^' '^'^'^' ^^*'*^*'' ^^ ^^ ^- ^ Latelanet (10 avril