‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 611 sur 922 · LIVRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME

valiers debout sur leurs brunes cimes, d'où maintenant ils regardent avec un étonnement mélancolique, rouler, dans le corridor retentissant du fleuve, de tunnel en tunnel et de viaduc en viaduc, la locomotive sifflante, comme un dragon qui vomit des flammes, déchaîné par quelque enchanteur. 0 ruines, saluez ces chars d'airain I L'enchanteur, c'est l'esprit humain I Son tonnerre vous venge I Il vole dans cette foudre I II est capable de tous les prodiges I Mais vous seuls, ô donjons, avez cette merveille délicate et charmante, la fleur de poésie et d'amour * I

Ensuite la ligne de Toulouse à Réziers par Carcassonne. Le Castel-Narbonnais de Toulouse a pour sénéchal un chef croisé, Pierre de Voisins, de Limous. Entre Toulouse et Carcassonne, les églises avec leurs tours d'observation sont des forts dont les prêtres sont les capitaines, reliés aux châteaux d'AvignonetetdeCastelnaudari. — Le connétable de Carcassonne, Galvernens, a par jour six sous huit deniers de solde, cinq arbalétriers à quinze deniers ; cinquante-neuf sergents à trente-neuf sous quatre deniers; deux clairons, huit deniers. — A la barbacane ou tour neuve de Carcassonne, le gardien Alcon, trois sous. Au château de Carcassonne, maître le Drac, machiniste, douze deniers, deux sergents, etc. — Aux Cabrières, Giles de Assis châtelain, six sous huit deniers; un chapelain, douze deniers; deux sergents, seize deniers. — Au palais de Béziers, Guillaume des Pères ou de Poires, gar-

Page 1