Trancabel était vicomte d'Albi, et comte de Carcassonne
rive, les chefs croisés intermédiaires se trouvèrent tournés, et durent craindre de voir le cercle fatal se refermer derrière eux, au Nord. Gui de Lévis et Jehan de Bruyères abandonnèrent leurs châteaux usurpés, et se retirèrent en hâte, en traversant la Malepeyre, sous Garcassonne. Le comte de Foix reprend Mirepois, l'Olmès, le Rasez, et rejoint dans Limous son pupille i'rencabel. Le jeune vicomte reconnaissant donne â Roger-Bernard le Ghercorb, qui est la montagne de Ghalabre, et dont la chaîne arrondie forme comme un bouclier de granit sur la frontière orientale du comté de Foix. En même temps il lui remet en garde Limous et tout le Rasez, tant que les Français occuperont ses domaines, et six ans après qu'ils auront évacué Béziers et Garcassonne. Ge langage prouve quel était l'espoir des princes méridionaux (17 juin 1227) ^
Le sénéchal Humbert de Beaujeu, et les chefs français expulsés de leurs forteresses, s'étaient enfermés dans Garcassonne, la grande place d'armes de la conquête. Ils s'y trouvaient comme assiégés par le soulèvement des campagnes, et par les villes insurgées Limous, Gastelnaudari, Termes, Menerba, Gab-Aret, revenues aux princes pyrénéens. Humbert appelle à grands cris les secours de la reine Blanche. Mais la reine est elle-même aux prises avec les grands vassaux révoltés du nord et de l'ouest, de sorte que le sénéchal n'eut d'abord d'autres auxiliaires que les évêques méridionaux. Pierre-Amiel, primat de Septimanie, les convoque à