‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 8 sur 922 · Quilh. de Tudella · texte numérisé non relu

Quilh. de Tudella

chevaleresque, et l'élève adouci et poétique des Cathares. Deux princesses, entre autres, en furent^ les héroïnes. Esclarmonde, sœur du premier, filt 14 théologienne, comme la sibylle des guerres, et fonda Montségur. Erraessinde *, femme du second, fut la diaconesse, l'ange de l'exil, et fortifia Castelbon. Foix ne fut jamais pris sur sa Roche; il se rendit volontairement au légat romain. Mais Montségur ne se soumit jamais, et la délivrance s'élança comme un aigle de Castelbon. On peut donc dire que les comtes, les peuples et les cimes de Foix, furent les libérateurs du Midi. Mais cet héroïsme des princes et des princesses, des donjons, des rochers et des bois, se condense et s'épanouit dans un plus haut idéal en Roger-Bernard, le paladin du Paraclet.

Asnar, chef cantabre du Nébousan, ou des sources de la Garonne, est le patriarche commun des mai- , sonsdeCommenges, Carcassonne, Foix, Gonserans, Palhars et Castelbon. Carcassonne est une branche de Commenges et Foix un rameau de Carcassonne qu'une femme, Ermengarde, transporta dans la maison d'Alby. Carcassonne et Foix n'en restèrent pas moins unis, redoublèrent leurs alliances dvnastiques, et Cécilia de Carcassonne, fille de Trencabel, épouse de Roger-Bernard P^ comte de Foix, fut la mère de Ramon-Roger, le premier héros de la défense romane, d'Esclarmonde , vicomtesse de Gimoez, la théologienne cathare, et de Cécilia, vicomtesse de Conserans, la patronne des Vaudois.

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