Rog. de Hoved. pag. 4g
assemblée
iiCj. louaient la conduite du primat, ou l’excusaient d’avoir cédé à la force des circonstances. D’autres cxpi'iinaient leur blâme avec vivacité, disant que la liberté ecclésiastique allait périr en Angleterre par la faute d’uii seul homme. Le plus animé de tous était un Saxon appelé Edward Grim, qui portait la croix de l’archevêque ; emporté par la chaleur du débat , il parlait très haut et gesticulait beaucoup. « Je le vois bien , disait-il , aujourd’hui l’on « n’estime plus que ceux qui out pour les princes « une complaisance sans bornes ; mais que devien- « dra la justice, qui combattra pour elle, lorsque « le chef s’est laissé vaincre ? et quelles vertus trou- « verons-nous désormais chez celui qui à perdu le « courage?» Ces derniers mots furent entendus de Thomas, que l’agitation et les éclats de voixavaient attiré : a  qui en voulez-vous, mon fils?» diti-il au porte-croix . « — A vous même , répondit cehii-ci a dans une, sorte d’enthousiasme, à vous, qui avez « renoncé à votre conscience, en levant la main « pour promettre l’observation de ces détestables «coutumes. » A ce violent reproche, où le sentiment national avait peut-être autant de part que la conviction religieuse, l’archevêque ne s’irrita point, et parut un moment pensif ; puis s’adressant du ton le plus doux à son compatriote f « Mon fils,^
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