‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 121 sur 311 · Longa manus rcgia. . . . ( Ibid. pag · texte numérisé non relu

Longa manus rcgia. . . . ( Ibid. pag

l 5 o LE ROI DE FRANCE ACCUEILLE TH. HECKET.

1 165. « ■’ais obtenir : ils feront beaucoup contre vous et « peu de chose pour vous Il leur viendra des K hommes puissants , riches , semant à pleines « mains l’argent dont Rome a toujours fait grand « cas; et nous, pauvres et sans appui, quel compte « les Romains tiendront-ils de nous ' ? Vous me « mandez de leur offrir deux cents marcs ; mais la « partie adverse leur en proposera quatre cents ; « et je réponds que par amour pour le roi , et par « respect pour ses ambassadeurs , ils aimeront a mieux preridre le plus qu’attendre le moins » Le roi de France Bt , dès le premier abord, un accueil favorable au messager de Thomas Becket, et après avoir tenu conseil avec ses barons , il octroya h l’archevêque et à ses compagnons d’exil paix et sécurité dans son royaume, ajoutant gracieuseiitent que c’était un des anciens fleurons de

1. Contrà vos facieot imilta , pauca provobis. (Script, rcr. franc, toin. XVI, p. So^, et Johaniiis Sarisbcriensis cpistola. )

2. Venient magni viridivtlesin effusione pecuniæ quam nunqnàm Roma contempsit... Nos inopes, humiles, immuniti.... (Script, rer. franc, ibid. )

3 . Scribitis ut promittamus 200 marcas...Ego respoiidco pro Romanis, quod pro amore domini regis.... ina-

‘Icntplus recipere quàm sperare minu.s. (Ibid.)

' ■ by Gbq^U

CONDUITE DU PAPE ALEXANDRE III. l5l la couronne de France que la protection accordée aux exilés contre leurs persécuteurs

Quant au pape, qui n’avait point alors d’intérêt à contrarier le roi d’Angleterre , il hésita deux jouis entiers à recevoir ceux qui se rendirent à Sens de la part de l’archevêque; et qu^nd ils lui demandèrent pour Thomas une lettre d’invitation à sa cour, il la refusa positivement * . Mais , à l’aide du libre asile que lui accordait le roi de France , Becket vint à la cour papale sans être invité. Il fut reçu avec froideur par les cardinaux dont la plupart alors le traitaient de brouillon et disaient qu’il fallait réprimer son caractère^ entreprenant. Il exposa devant eux l’origine et toute l’histoire de son différend avec Henry II. « Je ne me pique pas « de grande sagesse, leur disait-il; mais je ne se- « rais pas si fou que de tenir tête à un roi pour des « riens. Car sachez que si j’eusse voulu faire sa « volonté en toutes choses, il n’y aurait pas main- « tenant dans son royaume de pouvoir égal au

1. HocdepriscA dignitatc dindemntis regnum Francorum esse ut exules à persecutorum injui iâ defendantur. (Script, rer. franc, lonj. XIV, pag. 456.)

Page 1