OPINIONS DIVERSES
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Dans sa retraite de Pontigny, Thomas écrivit beaucoup et reçut beaucoup de lettres. Il en reçut , des évêques d’Angleterre et de tout le corps du clergé anglo-normand , qui étaient pleines d’amertume et d’ironie. « La renommée nous a porté la « nouvelle que, renonçant désormais à machiner « des complots contre votre seigneur et roi, vous a supportiez humblement la pauvreté à laquelle « vous vous êtes réduit , et que vous rachetiez « votre vie passée par l’étude et les abstinences « Nous vous en félicitons , et vous conseillons de « persévérer dans cette bonne voie. » La même lettre lui reprochait, en termes humiliants, la bassesse de sa naissance et son ingratitude envers le roi, qui, dp rang de Saxon et d’homme de rien , l’avait élevé jusqu’à lui-même *. Tels étaient sur le compte de Becket les propos des évêques et des seigneurs d’Angleterre. Ils s’emportaient contre ce qu’ils appelaient l’insolence du parvenu ’ ; mais , dans les rangs inférieurs, soit des clercs, soit des laïcs, on l’aimait, on le plaignait, et l’on faisait,