‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 127 sur 311 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

PAR THOMAS RECKET.

qu’on voulait lui tuer le corps et l’amc, qu’il élait assez malheureux pour n’avoir autour de lui que des traîtres, dont pas un ne songeait à le délivrer des vexations d’un seul homme *. Il ôta son chaperon et le jeta par terre, déboucla son baudrier, quitta ses habits , arracha l’étoffe de soie qui couvrait son lit , et s’y roula devant tous les chefs , mordant le matelas et en arrachant avec ses deaits la laine et le crin *.

Revenu un peu à lui-même, il dicta une lettre pour le pape, lui reprochant de protéger les traîtres ’ , et envoya au clergé de la province de Kent l’ordre d’écrire, de son côté, au souverain pontife , qu'on tenait pour nulles les sentences d’excommunication lancées par l’archevêque pape répondit au roi, eu le priant de ne communiquer ses lettres à ame qui vive, qu’il était prêt à lui donner pleine satisfaction, et qu’il lui députait

I. Ei corpus et aaimam pariter auferrct, quôd omnes proditores crant, qui eum ab unius hominis iiifestatione expedirc nolebant. (Script, rer. franc, t. XVI, p. Siq.)

a. Pileum décapité projecit, b.ilteum di.scinxit, vestes longiùs abjecit , stratum scricum quod erat suprà lectum manu propriâ removit, et cœpit stramineas masticare festucas. (Ibid. pag. 2i5.)

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