üt ejiciainur à regno... (Script, rer. franc, t. XIV
{). 4bi.) — Nec ad romanos latrones consolationis graliâ quis consulat nos reenrrere; quippc qui miserorum spolia sine deliclo diripiunt... (Vitaquadripart. lib. Il, cap. 25.)
2 . Obortis lacrjmis ciim singiiltu. (Gerv. Dorober. ton). XIII, pag. i33. )
5. Verè , domine m! paler, tu solus vidisti ; verè, pater mi, tu solus vidisti : nos omnes cœci fuimus, qui
VERS ÏHüMAS BECKET. 1^5
et si vif n’était autre qu’un nouveau projet de i guerre du roi de France contre Henry II.
Le prétexte de cette guerre fut la vengeant:e exercée par le roi d’Angleterre sur les réfugiés bretons et poitevins que l’autre roi lui avait livrés à condition de les recevoir en grâce. 11 est probable qu’en signant la paix à Montmirail , le roi Louis ne s’attendait nullement à l’exécution de cette clause insérée par simple pudeur; mais peu de temps après, et lorsque Henry II eut fait périr les plus riches d’entre les Poitevins , le roi de France, ayant des raisons d’intérêt pour recommencer la guerre , s’autorisa de la déloyauté de l’Angevin envers les réfugiés ' ; et son premier acte d’hostilité fut de rendre à Thomas Becket sa protection et ses secoure. Henry II se plaignit, par un message exprès, de cette violation flagrante de la paix de Montmirail. « Allez, répondit le roi de France au « messager, allez dire à votre roi que, s’il tient « aux coutumes de son aïeul , je puis bien tenir à
contr .1 Deum tibi dedimus consilium poeniteo , pa—
ter, et graviter pœniteo (Script, rer. franc, t. XIV,
pag. 46.) •
1 . Voyez liv. VIII. — Quôd rex Àngliæ omnes conventiones illas quns cum Pictavis et Britonibus, ipso rege Francorum mediantc,... fecerat.... confregisset. (Gerv. Dorob. apud script, rer. franc, lom. XIII, p. i33. )
176 THOMAS BEC;KET
,,6g. « mon droit héréditaire de secourir les exilés » Bientôt l’archevêque, reprenant l’offensive, lança (le nouveaux arrêts d’excommunication contre les courtisans, les serviteurs et les chapelains du roi d’Angleterre, surtout contre les détenteurs des biens de l’évêché de Canterbury. Il en excommunia un si grand nombre que, dans le doute où l’on se trouvait si la sentence n’était pas ratifiée secrètement par le pape, il n’y avait plus dans la chapelle du roi personne qui , à la célébration de la messe , osât lui donner le baiser de paix.’. Thomas adressa en outre à l’évêque de Winchester, Henry, frère du roi Étienne , et comme tel ennemi secret de Henry II, un mandement pour interdire en Angleterre toutes les cérémonies religieuses , excepté le baptême des enfants et la confession des mourants, à moins que le roi , dans un délai fixé , ne donnât satisfaction à l’église de Canterbury Il y eut un prêtre anglais qui, d’après ce mandemcmt, refusa de célébrer la messe ; mais son archidiacre le lui
1. Ite régi vestro nnnciantes, quia si consuetudines avi , avitas quas vocat consuetudines, non sustiiiet abro-^ gari, ego.... (Script, rer. fr. t. XIV, p. 462.)
2. Utvixin capellâ regis inveniretur qui régi , de more ecclesiæ, pacis osculum darc valeret. (Ibid. toni. XVI, pag. 354.)