‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 143 sur 311 · Quo audito nuncii concesserunt. (Ibid · texte numérisé non relu

Quo audito nuncii concesserunt. (Ibid

4- Ut in Angliam ir^t causâ absolvendi cxcommunicatos. (Ibid.)

5. Egu nec vos neque cxcommuiiicalioncs veslras appretior , oec dubiln uniini ovum. (Ibid.) ^

l8o CONFÉEENCES UE HENRY II

la

1169. « peuvent faire, disait le roi, toujours marchant; « ils mettront mes terres sous l’interdit ; mais est-ce « que moi, qui peux m’emparer d’une ville forte « en un jour, je n’aurais pas raison d’un prêtre qui (X viendrait interdire mon royaume'?» »

A la fin, les esprits se calmant de part et d’autre, on en vint à une nouvelle discussion sur le différend du roi avec Thomas Becket. Les légats dirent que le pape souhaitait la fin de ce scandale , qu’il ferait beaucoup pour la paix, et s’engagerait à rendre l’archevêque plus docile et plus traitable. K Le pape est mon père spirituel, reprit alors le a roi tout-à-fait radouci , et je consentirai , pour a ma part, à faire beaucoup à sa requête ’ ; je ren- K drai même, s’il le faut, à celui dont nous parce Ions son archevêché et mes bonnes grâces , pour « lui et pour tous ceux qui, à cause de lui, se sont «.fait bannir de mes terres *. » L’entrevue où l’on devait convenir des termes de la paix fut fixée au lendemain; mais, dans cette conférence, le roi

1 . Scio , scio , interdieeiit terrain raeani : sed nuniquid ego qui possuni capere singiilis diehus eastrum forlissimum.... (Script, rer. franc, tom. XVI, p. S^i.)

2. Oportet iHultùm facere pro prcce doinini papæ, qui doininus meus et pater meus est. (Ibid. )

3. Et ideô reddo ei archiepiscopatuni suum et pacem mcam : et omnibus qui pro eo extrà terrain sunt. (Ibid.)

AVKC LES LÉGATS.

Henry se mit à pratiquer l’expédient des restric* nfif. lions qu’il reprochait à l’archevêque, et voulut faire inscrire qu’il ne serait tenu à rien que sauf l’honneur et la dignité de son royaume *. Les légats refusèrent d’accéder à cette clause inattendue; mais leur refus modéré, en suspendant la décision de l’affaire, ne troubla point la bonne intelligence qui régnait entre eux et le roi Ils donnèrent plein pouvoir à Rotrou, l’archevêque de Rouen, d’aller, par l’autorité du pape, délier de son excommunication Gilbert Foliot, évêque de Londres Ils envoyèrent en même temps à Thomas des lettres qui lui recommandaient , au nom de l’obéissance qu’il devait à l’Église, l’humilité, la douceur et la circonspection envers le roi *.

On se rappelle avec combien de soins Guillaume- n^o. le-Bâlard et son conseiller I.anfranc avaient tra>vaillé à établir, pour le maintien de la conquête, la suprématie absolue du siège de Canterbury. On se rappelle aussi que l’un des privilèges attachés à cette suprématie était le droit exclusif de sacrer les

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