LA PRIMATIE DF. CANTERBURY
plète •violation des privilèges de la priniatie an- n,o. glaise *. Au festin qui suivit ce couronueitient, le roi voulut servir son fils à table, disant, dans l’effusion de sa joie paternelle, que depuis ce jour la royauté cessait de lui appartenir Il ne s’attendait pas qu’avant peu d’années, ce propos, jeté légèrement, serait relevé contre lui-même, et que son propre fils le sommerait de ne plus prendre le titre de roi, puisqu’il l’avait solennellement abdiqué.
La violation des anciens droits de la primatie n’eut point lieu sans l’agrément du pape; car, avant de rien entreprendre, Henry H s’était muni d’une lettre apostolique, qui l’autorisait à faire sacrer son fils comme il voudrait et par qui il voudrait Mais, comme celte lettre devait rester secrète, la chancellerie romaine ne se fit point scrupule d’envoyer à Thomas Becket une autre lettre, également^ secrète, dans laquelle le pape protestait que le coo; ronnement du jeune roi par l’archevêque d'York s’était fait malgré lui , et que malgré lui encore l’évêque de Londres avait été relevé de sou excom- ^
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