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DE LA RÉCONCILIATIOir. Ig3
suite affectèrent de ne pas regarder l’archevêque 1 170. La messe qu’on célébra dans la chapelle royale fut une messe de l’office des morts ; elle avait été choisie exprès , parce que, selon cet office , les assistants ne s’offraient point mutuellement le baiser de paix à l’Évangile *. L’archevêque et le roi, avant de se quitter, firent quelque temps route ensemble, et se chargèrent,. à l’envi, de propos amers et de reproches ’ . Au moment de la séparation , Thomas fixa les yeux sur Henry d’une manière expressive, et lui dit avec une sorte de solennité : « Je crois « bien que je ne vous reverrai plus. — Me prenez- ' « vous donc pour un traître?» répliqua vivement le roi , qui devina le sens de ces paroles. L’archevêque s’inclina et partit *.
Dans les divers entretiens qu’ils avaient eus ensemble , le jonr de la réconciliation, Henry II avait promis d’aller à Rouen , à la rencontre du primat, de l’y défrayer de toutes les dettes qu’il avait contractées dans l’exil, et de l’accompagner ensuite