Willelmus Maltret percussit e.um pede sanctura
DefuDctum, dicens : Pereat nunc proditor ille ,
Qui rr^eoi regnumqiie suum turbavit, et omnes Angligenas adversùs eum coosurgere fecit.
( Guil. Neubripnt- eiL Hearnt , in notia » 7»S. )
SÔDLÈVEMÏNT DES HABITANTS SAXONS. aOQ Ën effet, un historien rapporte que les habitants n^o. saxons de Canterbury se soulevaient et se rassemblaient tumultueusement dans les rues *. On ne voyait dans ce rassemblement ni un noble ni un riche; tous se tenaient clos dans leurs maisons et semblaient intimidés par l’effervescence populaire *.
Des hommes et des femmes, qu’à leurs habits on reconnaissait pour indigènes , coururent vers l’église cath^rale et y entrèrent pêle-mêle. Â la vue du cadavre encore étendu près des marches de l’autel , ils pleuraient et criaient qu’ils avaient perdu leur père; les uns lui baisaient les pieds ou les mains ; d’autres trempaient des linges dans le sang qui couvrait le pavé. De son côté l’autorité normande ne resta pas inactive) et un édit, proclamé à son de trompe , défendit à qui que ce fût de dire publiquement que Thomas de Canterbury était un martyr*. L’archevêque d’York monta en chaire pour annoncer sa mort comme un effet de la vengeance divine , disant qu’il avait péri, comme Pha- »
1. Concurreolem undiquè iitriusque sexds multiludi- * nem. (Rog. de Hoved. pag. 5a2.)