Giraldus Cambrensis, souvent cité plus haut
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232 BECONN^VISSANCE DES GALLOIS
i»o3. saient à ce qu’un derniei’ reste de l’antique population des Celtes ne perdît point entièrement son indépendance religieuse et civile. Il n’existait guère alors parmi les étrangers de sympathie pour un pareil malheur; mais, au sein même du pays de Galles, dans la portion de territoire où la terreur des lances normandes n’avait pas encore pénétré, les travaux de Girauld pour la patrie galloise étaient un sujet d’entretien et d’éloges pour tout le monde. « Notre pays, disait le chef de Powis « dans une assemblée politique, a soutenu de grands « combats contre les hommes de l'Angleterre; ce- « pendant jamais aucun de nous n’a tant fait contre a eux^que l’élu de Saint-David; car il a tenu tête a à leur roi, à leur primat, à leurs clercs, à eux « tous , pour l’honneur du pays de Galles » A la cour de Lewellyn , chef xle toute la Cambrie septentrionale , dans un festin solennel , un barde «e leva , et prit une harpe pour célébrer le dévouement de Girauld à la cause de Saint-David et du peuple gallois ’ : « Tant que durera notre pays , dit le poète CI en vers improvisés, que sa noble audace soit
1. Qui regeoi et arcLiepiscopmn totuiuque simul Ânglix cleramquc et populum, propter honorem Walliæ tantis ni&ibus et tàm conlinuis laolestare neva destitit. (Anglia sacra, toai. 11, pag. 55g.)