‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 183 sur 311 · MOTIFS NATIONAUX · texte numérisé non relu

MOTIFS NATIONAUX

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io3. a ea embuscade , pour nous décocher le trait par « derrière et nous excommunier au premier ordre « qu’ils reçoivent Chaque fois que se prépare en « Angleterre une expédition contre nous, soudain « le primat de Ganterbury met en interdit le ter- « ritoire qu’on se propose d’envahir' ; et nos évê- « ques , qui sont ses créatures, lancent l’anathème « contre le peuple en masse, et nominativement « contre les chefs qui s’arment pour combattre à « sa tête’. Ainsi tous ceux d’entre nous qui pé- « rissent pour la défense de la patrie meurent exo communiés*. »

Qu’on se représente , dans un temps où la foi au catholicisme régnait d’un bout de l’Europe à

iiato udio corpora persequuutur , nec animarum lacra quærunt, ( Anglia sacra , tom. II , p. 5^4* )

, 1 . Ut quasi Parlhicis à tergo et à longé sagittis nos,

quotiès jubentur, excommunicare passent. (Ibid.)

2 . Quotiès Anglici in terrani nostram etnosinsurgnnt, statim.... (Ibid. )

3. Nos qui pro patriâ solùm et libertate tuendâ pugnamus, nominatim et gentem sententiâ excomniunicationis involvunt.... (Ibid.) ^

4 . Quotiès conflictibus bellicis pro patriâ tuendâ cum geule inimicâ congredimur , quicumque ex parte nostrâ eeciderint, excommunicati cadunt. (Ibid.)

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• DE RECOURS AU PAKE. 2a5

l’autre, l’horreur d’une situation semblable, et l’on Comprendra quelle affreuse machine de servitude tenaient en main les conquérants chrétieus qui conduisaient une réserve de gens d’église à la suite de leurs bataillons. Alors on concevra sans ^eine que des hommes de cœur et de sens aient pu s’adresser au pape, le supplier, et espérer en lui ; on concevra que des hommes qui n’étaient ni prébendiers ni moines aient pu se réjouir, au moyen âge, de voir ceux qui écrasaient les peuples sous les pieds de leurs chevaux de bataille, appelés cux-«iêmcs à rendre compte devant un pouvoir trop souvent leur complice en tyrannie et en mépris des hommes. Alors on plaindra moins ces grands du siècle, quand, par hasard, viendra tomber sur leur cuirasse de mailles la flèche de l’excommunication; car ils la trouvaient souvent prête à frapper, au premier signal , des populations désarmées. Quand une fois ils avaient planté dans le champ d’autrui leur lance à banderole, ils faisaient prot^mer, contre tout défenseur de l’héritage paternel, la mort dans cette vie, et dans l’autre la damnation éternelle. Sur le corps des mourants, ils tendaient la main au souverain pontife; et, partageant avec lui la dépouille des peuples vaincus, iis alimentaient, pw des tributs

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