‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 205 sur 311 · Giraldi Ilibernia exp. pag. 776 et seq · texte numérisé non relu

Giraldi Ilibernia exp. pag. 776 et seq

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On éleva à Dublin un palais de bois poli et peint suivant la mode d’Irlande, et c’est là que passèrent les fêtes de Noël ceux des chefs qui avaient consenti à placer leurs mains, comme vassaux, entre les mains du roi étranger'. Là furent étalées, durant plusieurs jours, toutes les pompes de la royauté normande; et le peuple irlandais, peuple doux et sociable, ami de la nouveauté et susceptible d’impressions vives , se plut , si l’on en croit les vieux auteurs, à considérer avec des regards curieux l’éclat dont s’entouraient ses maîtres, leurs chevaux, leurs harnois, leurs armes, et la dorure de leurs habits’. Les membres du clergé et surtout les archevêques, installés peu d’années auparavant par les légats pontificaux , jouèrent un grand rôle dans cette soumission au droit de la force®. Il est vrai que les prélats des contrées de l’ouest et du nord ne vinrent pas à Dublin , non plus que les chefs politiques de ces contrées; mais ceux du midi et de l’est jurèrent au roi Henry fidélité envers et contre tous les hommes®. Ils adressaient au porteur

1. Palatium virgis levigatis ad moJum patriæ illius constructuiD.... (Roger, de Hoved. pag. 628. )

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