Ibid. lom. XVI , pag
POUR T.A NORMAIimP. 269
rte (levait être prononcé qu’aprèsde nouvelles né- i gociations et de nouveaux sacrifices pécuniaires. Dans le cas où le roi ne souscrirait point aux conditions du traité , les légats étaient chargés de mettre en interdit l’Angleterre et les possessions du continent: ce qui devait ouvrir au roi de France l’entrée de la Bretagne et du Poitou. Mais en revanche, si Henry II se pliait à toutes leurs demandes, les légats devaient forcer le roi de France', par la menace d’une pareille sentence , à conclure aussitôt la paix avec l’autre roi '.
La première entrevue du roi d’Angleterre avec les deux cardinaux eut lieu dans un couvent près d’Avranches. I.æs demandes des Romains, qui sentaient la position fâcheuse où se trouvait le roi, furent tellement exorbitantes, que ce dernier, malgré sa résolution de faire beaucoup pour plaire à l’Église, refusa de se soumettre à ce qu’ils lui proposaient. Il leur dit en les quittant : « Je rea tourne en Irlande, où j’ai beaucoup d’affaires; a quant à vous, allez en paix sur mes terres, par- « tout où il vous plaira, et accomplissez votre « mission *. » Mais Henry II ne tarda pas à songer