‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 25 sur 311 · Monast. anglic. t. I , p. 556 . — Ibid. p · texte numérisé non relu

Monast. anglic. t. I , p. 556 . — Ibid. p

3 . Et super dictum conqiiæslum fundavit priofatiiin de Goldesloii, in proprio solo per euin conquæslo. (Ibid, t. II, pag. 004.)

BERNARD DE NEUF-MARCHiS.

,o8g cet appel exigèrent, pour la plupart, comme les soldats du conquérant, la promesse d’un domaine territorial , dont ils firent d’avance hommage aux rois. D’abord on assigna, pour le paiement de ces dettes, les terres à confisquer sur les Normands du parti contraire , et quand elles n’y suffirent plus, on donna aux aventuriers des lettres de marque sur les Gallois'.

Plusieurs capitaines de compagnies franches qui reçurent leurs gages en cette monnaie se distribuèrent, avant même de les avoir conquis, les cantons les plus voisins du territoire de Glamorgan, et en joignirent, selon la mode du siècle, le nom à leur nom propre; puis, quand le temps de leur service en Angleterre fut expiré, ils firent route vers l’ouest, afin de se mettre, comme ils disaient, en possession de leurs héritages’. Sous le règne de Guillaume-le-Roux, Bernard de Neuf- Marché s’empara ainsi du territoire de Breknock, et après sa mort il le laissa, disent les actes, à sa

1. Tnvadendæ Cambriæ fncultatem petiverunt, quâ concessâ.... (Girald. Cambrens. Itiiierar. Walliæ, ed. Camdcn.)

2 . Assignant sibi provincias quas invadereconslituunt, pro quibiis se régi fidelitatis sacramento adstringiint,

( Ibidem. )

RICHARD d’eD, dit STRONG-BOGHE. 33

fille Sybillc, en légitime propriété’. Au temps du roi Henry , un certain Richard, Normand de naissance , et comte d’Eu en Normandie , conquit la province galloise de Divet ou de Pembrocke, avec une petite armée de Brabançons, de Normands, et même d’Ânglais , que les maux de la conquête dans leur patrie réduisaient au métier d’aventuriers et de conquérants du pays d’autrui. Richard d’Eu reçut, dans cette campagne, de ses Flamands et de ses Anglais, le surnom teutonique de Slrongboghe , c’est-à-dire fort tireur d’arc, et, par un hasard singulier, ce sobriquet, inintelligible pour les Normands , demeura héréditaire dans la famille du comte normand’.

Le Fort-tireur et ses compagnons d’armes se rendirent par mer à la pointe la plus occidentale du pays de Divet, et refoulèrent vers l’est la population cambrienne des côtes, massacrant tout ce qui leur résistait. Les Brabançons étaient alors la meilleure infanterie de toute l’Europe, et le pays, peu montagneux , leur permettait de se prévaloir avec avantage de leur forte et pesante armure Ils le conquirent rapidement , s’en partagèrent les

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