LIGUE DES AQUITAINS
1 174 déloyale ; il conserva mSme quelques liaisons d’ami- 1178. tië avec plusieurs des hommes qui autrefois avaient suivi son parti et celui de ses frères. Ainsi il ne perdit point sa popularité dans les provinces du midi ; et cette circonstance fut pour U famille de.
♦ îlenry ll-uisiiouveau germe de discorde, que l’ha- * bile et infiktigahle Bertrand de Born travailla de
^ tous aes soins à faire éclore. Il s’attacha plus que jamais au jeutie roi, sur lequel il reprit tout l’asçen-
• dant d’ün homUie à volonté ferme. De cette liaison résulta bientôt une seconde ligue formée contre Richard par les vicomtes de Veuladour, de Li-
‘ mo^es, de Turenne, le couite de Périgord, les ^ ' ligueurs de Montfiwt et de Gordon , et les bourgeois du pays ,, sous les auspices deHenry-le-Jeune et du roi del*^^nce '. Suivant sa politique ordi^ naire , ^ roi ne prit que des engagements vagues ^vefs les confédérés ; mais Henry-le-Jeune leur fit <hte promesses positives; et Bertrand de Born, * ' * l’ame de cette confédération , la proclama par une pièce de vers destinée , dit son biographe , à af- < ' fe'rmir ses ami^ dans leur résolution commune ’.
' ' I. E’I vescontdo Ventaéorn,e’ivescontdeComborn...
se jurerdn ab lo comte de Peiregort et ab los borges d’aqiiellas encontradas.‘( Poésies des Troubadours, t. V, pag. 83. )