Ibid. pag< 6i8. — Matb. Paris, pag, i4i
S. Ibidem.
4.... Comités etbaroncs Pictaviæ adbæreiites ei, multa damifa feeemnt ooniiti Richardo..,. (Rbger. de Hoved. pag. 6l8.) ■
CONTRE SON FRèRE OENRT. 33l
peine de voir triompher l’indépendance du Poitou nts. et les prétentions ambitieuses du roi de France, il joignit ses forces à celles de Richard, et alla en personne mettre le siège devant Limoges, qui avait ouvert ses portes au jeune Heary et à Geoffroy *.
Ainsi la guerre domestique recomniençâ sous un nouvel aspect. Ce n’étaient plus les trois fils ligués ensemble contre le père , mais l’aîné et le plus jeune combattant contre l’autre Hls uni au père.
Les historiens du midi , témoins oculaires de ces événeijients , paraissent avoir* compris la part activequ’y prenaient les populations dont le pays en fut le théâtre, et quels intérêts na’tionaux étaient eu jeu , dans ces rivalités toutes personnelles en apparence. Les historiens du nord, au contraire, n’y voient que la guerre contre nature du père avec les fils , et des frères entre eux, sons l’influence d’une mauvaise destinée qui pesait sur la race des Plante - genest , en expiation de quelque grand crime. Plusieurs contes sinistres , sur l'origine de cette famille , passaient de Souche ën, bouche. On disait qu’Éléonore d’Aquitaine avait et) à la cour de France des liaisons d’amour avec Geoffroy
I . Venit ^ obsedit castelFum de Limons , qnod pnniiy. ante traditum fiicrat régi âlto sue... (Roger, de Hoved. j)ag. 6i8. ) »
BROITS POPULAIRES
t3 (l’Anjou , le père de son mari actuel , et que ce même GeolTroy avait épousé la fille de Henry I", du vivant de l’Empereur, son mari ; ce qui , dans les idées de l’époque, était une sorte de sacrilège*. Enfin, l’on racontait d’uneancienne comtesse d’Anjou, aïeule du père de Henry II, que son mari, ayant remarqué avec effroi qu’elle allait rarement à l’église, et qu’elle en sortait toujours à la secrète de la messe, s’avisa de l’y faire retenir de force par quatre écuyers; mais qu’à l’instant de la consécration, la comtesse, jetant le manteau par lequel on la tenait, s’était envolée par une fenêtre, et n’avait jamais reparu*. Richard de Poitiers, selon un contemporain , avait coutume de rapporter cette aventure, et de dire à ce propos : «Est-il éton- « nant que, sortis d’une telle souche, nous vivions « mal les uns avec les autres? Ce qui provient du ce diable doit retourner au diable n
I . Galfridus Elianoram cognoverat dùm regis Francis «enescalus esset... (Job. Brompton, apud script, reruw franc. tom.'XIlI, pag. 31 5 .)
3. Per fenestram ecclesiæ erolavit ncç usquàm appa— mit... (Ibid.)
3 . Istud RiearduS referre solebat , qsserens non esse ntirandum si de tali généré procedentes, sese mutuô infestent, tanquùm* de diabolo, venientes et ad diabolunt truiiseuntes... (Ibid.)
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