LES DEUX BOIS
ii86 le concours des barons du pays, il prit le parti de ,ig^. revenir à son père, et de lui demander grâce, plutôt par nécessité que de bon cœur Le vieux roi , qui avait épuisé en vain toutes les formes solennelles de réconciliation entre lui et ses fils , essaya cette fois de lier Richard par un serment sur l’Évangile, qu’il lui fit prêter en présence d’une grande assemblée de clercs et de laies *.
>187. nouvelle tentative ambitieuse du comte do Poitiers,' demeurant sans effet, n’entraîna point la rupture de la paix entre les rois de France et d’Angleterre. Ces deux rois étaient convenus depuis long-temps d’avoir une entrevue, ou ils régleraient d’une manière définitive les points d’intérêt qui pouvaient renouveler et entretenir leurs mésintelligences. Ils se rendirent, dans le mois de jan-i vier 1187, entre Trie et Gisors, près du grand Orme, lieu ordinaire des conférences politiques. Les conquérants chrétiens de la Syrie et de la Palestine éprouvaient alors de grands revers. Jérusalem et le bois de la vraie croix venaient de retomber au pouvoir des mahométans, commandés