UES CONFÉDÉRÉS
pour patron le roi de France, rival politique de 1167 Henry II, et le plus puissant de ses rivaux. I^c roi ,,gg Louis VU promit des secours aux Bretons insurgés , non par amour pour leur indépendance, que ses prédécesseurs avaient attaquée , durant tant de siècles, avec tant d’acharnement, mais par haine du roi d’Angleterre, et par envie d’acquérir luimême en Bretagne la suprématie qu’y perdrait son ennemi '. Pour atteindre ce but à peu de frais , il ne 6t aux confédérés que de simples promesses, leur laissant tout le fardeau de l’entreprise dont il devait partager les prohts. Attaqués bientôt parues, toutes les forces du roi Henry, les insurgés bretons forent vaincus, perdirent les villes de Vannes, de Léon,' d’Auray et de Fougères, leurs châteaux, leurs domaines, leurs soldats, leurs femmes et leurs filles que le roi prit pour otages , et qu’il se fit un jeu de déshonorer par séduction ou par violence * : l’une d’entre elles , fille d’Eudes , vi-
I. Régi Frsncorum obsi'des dederant et fide interposilâ pactionem accept-rant, qu6d rex Fraocorum sine ipsis régi Anglorum aoii concordaretur. (Script, reruin francic. t. XVI, p. 327 .)
a. Vastnvit , comhussit.... fiinditùs delevil. (Ibid, tom. XIV, pag. 3io— 3 i 2. J. — Filiain ejus virginem , quam illi pacis obsidrin dederal, impregnavit ut proditor. (Ibid. tom. XVI, pag. 5gt.)
INSURRECTIUK
■ i68. comte de Porrhoët , était sa parente au second degré
Vers le même temps , l’ennui de la domination du roi d’Angleterre se fil sentir aux habitants de l’Aquitaine , surtout à ceux du Poitou et de la Marche de France, qui, sur un pays montagneux , avaient plus d’âpreté dans l’humeur, et plus de moyens pour soutenir une guerre patriotique Quoique mari de la 611e du comte de Poitou, Henry II était un étranger pour les Poitevius , et ceux-ci souffraient de voir des ofhcicrs de race étrangère violer ou détruire les coutumes de leur pays par des ordonnances rédigées en langue angevine ou normande. Plusieurs de ces nouveaux magistrats furent chassés , et l’un d’entre eux , originaire du Perche, et comte de Salisbury, en Angleterre, fut tué à Poitiers par le peuple’. Il se forma une grande conspiration sous la conduite des principaux seigneurs et des hommes riches du nord de l’Aquitaine : le comte de la Marche , le duc d’Angoulême , le vicomte de Thouars , l’abbé de Charroux , Aymery de Lezinan ou Luzignan ,