LA JUSTICE DES ROTS
tme coupe et le força à boire le poison.» Darius rfe-* vint l'adversaire d'Alexandre de Macédoine; 11 fit luer Charidème, général grec à son service, qui lui i avait parlé avec trop de liberté. Il fut lui-meme assassiné par Bossus, Tua de ses satrapes.
Chez les Tuessàliens, Jason est assassiné par son frère Polydore, qui s'empare de l'autorité; Polydore meurt du poison que lui a versé son frère 1 Alexandre, qui règne à son tour ; — Alexandre est mis à mort par sa femme et ses deux beaux-frères, Lycophron et Ttsiphon, qui se proclament souverains du pays; mais leur règne a peu de durée : la Thessatie subit la domination étrangère.
Chez les Macédoniens, Oreste est assassiné par j Aéropus, son tuteur. — Pausanîas pérît victime (Tune trahison.—Àmyntas II, usurpateur du trône, est chassé de sa capitale, forcé d'abdiquer, et en- I suite ramené par Tétranger, — P Loi é niée l'Abrite, dis d r Amyntas, tue son frère Alexandre et devient roi; — il tombe à son tour assassiné par son frère Perdîccas, qui le remplace. — Celui-ci, ayant succombé dans une bataille, son frère Philippe, qui devait devenir si célèbre, est roi de Macédoine. Philippe tombe sous le poignard de son garde du corps, de son favori Pausanias; et des écrivains prétendent qu'Olympias sa femme , et Alexandre son fils, ne furent pas complètement étrangers à ce meurtre.
Alexandre, qu'on surnomma le Grand, se défait violemment d’Attalus, frère de CléopAtre, seconde femme de Philippe son père. Ce même roi, ce
'rïlltr
destructeur de Thèbes et de Tyr, fait mettre h mort Alexandre de Lynceste, Parménion, Philotas, généraux habiles, auxquels il devai t la couronne qu'il j portait sur sa tète; il assassine de sa propre main son ami Cüius, celui qui lui avait sauvé la vie à k bataille du tiranique; Hermolaüs, Soslrate, Épiu- l cène, Anliclés, et d’autres officiers accusés de conspiration, sont jugés par des commissions militaires, qu’il nomme dans sa colère, et sont exécutés sous ses yeux ; Callisthène même, rhistorien, b philosophe, subit les tortures et finit sa vie sur um croix, parce qu’il n’avait pas voulu llatter Alexandre et croire à sa divinité, A chaque reddition de ville, il y a des massacres affreux ; on n’épargne ni les malades, ni les vieillards, ni les femmes, ni les en- j fants, Clëandre et Skaleès, Abulitès et Oxatre, gouverneurs accusés de concussion, sont punis de mort par Alexandre* Il fait mettre en croix le médecin Glaucîas, parce qu’il n’avait pu sauver la vie de son ami ïïéphestîon. Souvent il fait lui-même les loue* lions de gendarme, de juge et de bourreau* il meurt et Ton accuse, peut-être à tort, Àntipater de l’avoif fait empoisonner,
Alexandre mort, sa famille, ses généraux se disputent l'empire par l'audace, l’astuce, le crime. Auü pater, qui gouvernait en Macédoine, fait mou A sans forme de procès, et d’accord avec Phociûfl» Démoslhèae et Hy péri de; il veut faire passer l^i h tort Le dans sa famille* — Perdieeas, qui gouverné Babylona au nom de son maître descendu dans 11 tombe, fait mourir Méléagre et une foule de cli&'i