HOSTILITÉS ENTRE GRECS
eratïque, quelque chose d'ambigu; il ne nous dit probablement pas tout ce qu'il sait. En lin, cette armée lacédémonienne, qui avait des relations avec la l'action des honnêtes gens d'Athènes, faction qui espérait détruire le gouvernement populaire f alarmait les démocrates.
a Les Athéniens , dit Thucydide, s’armèrent en & masse contre cette armée lacédémouicnne, avec « mille Argiens et les autres alliés,dans un nombre « proportionné à leurs forces respectives. Ils étaient
* en tout quatorze mille* ils prirent les armes, per-
* suadés qu'ils trouveraient les ennemis dans Pem-
* barras de chercher un passage; et d'ailleurs ils » amient quelques soupçons sur le complot de dé i irmre la démocratie .
« La bataille se donna près de Tanagraen Béotîe, fl Les Lacédémoniens et leurs alliés furent vainqueurs « et ^affaire fut sanglante de part et d'autre, a Thueydide nous dit que lu cavalerie Qiessalienne était venue se joindre aux Athéniens en qualité d'alliée, mais que, dans l'action, ff elle se tourna du « 6Ôté des Lacédémoniens. »
Pourquoi les Lacédémoniens ont-ils des intelligences avec un parti conspirateur dans Athènes ? Pourquoi la cavalerie thessaliennne vient-elle se joindre aux Athéniens pour les trahir dans l'action? Pourquoi tes Athéniens ont-ils des craintes sur leur situation? Pourquoi se hàtent-ïls de s'armer et de marcher à l'ennemi ? Parce que cette monstrueuse conspiration, que Thucydide nous révèle à peine, tétait que trop évidente pour eux T
GRECE
Thucydide nous dit que les Athéniens furent vaincus; et, ensuite, au lieu de nous décrire leur fuite à travers champs, ü continue ainsi son récit :
a Les Lacédémoniens entrèrent dans la Mégaride,
« se taillèrent des chemins à travers les forêts et re- « tournèrent chez eux par la montagne de Géra nie | « et F Isthme (407 av- L-C.). »
Les fuyards étaient donc,ce nous semble,les Lacédémoniens. Mais voici encore plus fort : c’est , toujours Thucydide qui parle :
« Soixante-deux jours après ceLle bataille, les a Athéniens marchèrent contre les Béotiens sous le « commandement de Myronîdc ; et les ayant battus g a Œnophytes, ils se rendirent maîtres de la Béo- « tie et de La Phocïdû, rasèrent le mur des Tana*
« griens, et prirent en otage les cent hommes les ï plus riches entre les Locriens d'Oponte. Ils ter*
« minèrent leurs longues mur ail tes. Les Éginëtcs « capitulèrent ensuite avec eux: ils rasèrent leurs « fortifications, livrèrent leurs vaisseaux, et se taxé- <f rent h un tribut pour Pavcnir.
« Les Athéniens firent par mer le tour du Pélotï ponèse, sous le commandement de Tolmîde, 8b <i de Tolmæus; ils brûlèrent le chantier des Lacédé- « monkns, et prirent Chulcis, ville dépendante de « Corinthe, après avoir battu les Sicyoniens, qui a s’opposaient a leur descente (45G av. J.-C*}. »
On voit que ceux que Thucydide appelle les vaincus, avaient déjoué une conspiration, qu'ils avaient mis l'ennemi en fuite ; qu'ils rom porter rut