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Egyptiens. — flélreux (suite).
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PABIS,
aîné, éditeur des 1 Btllies Littéraires, rueGuénégaud, 29.
Au bureau de la Àjwm; .>2morràu« (llc et «Sociale,
nie des Bons-Enfants, 1. *
ÉTHIOPIENS
Premier» lemp*. — G ouver ne meut.
Les Éthiopiens se disent ïes premiers de tous les hommes; l'Égypte serait une de leurs colonies; et leur prétention est en partie justifiée par la science moderne, qui fait naître une race sur le mont de la Lune, Diodore dit : « On soutient que les Éthio- « piens sont les premiers de tous les hommes, et « que les preuves en sont évidentes! D'abord, tout « le monde étant à peu près d'accord qu'ils ne « sont pas venus de l'étranger, et qu'ils sont nés « dans le pays même , on peut, à juste titre, les « appeler Àutochlhones. »
Diodore dit ensuite comment la terre a pu les former; comment ils ont les premiers vénéré les dieux ; comment, grâce à leur mérite, ils n'on t jamais subi un joug étranger*
Le roi d'Éthiopie est choisi dans ta classe des prêtres et nommé par élection; le peuple vénère * adore ce roi, suivant Diodore, qui ajoute : « Le nou-
ÉTHIOPIENS
veau roi se soumet au régime prescrit par les lois, et suit en général les usages héréditaires; il ne peut distribuer de bienfaits ni infliger de châtiments que selon les règles établies primitivement. Il lui est défendu de mettre à mort aucun de ses sujets; il ne peut pas même punir l'accusé qui mérite la peine capitale Dans ce dernier cas, il se borne h. envoyer un de ses serviteurs, avec un certain emblème de mort, pour annoncer au criminel la sentence qui le frappe. Dès que le criminel aperçoit cet emblème, il entre dans la maison , et s'ôte luimèmelavie. »
Diodore de Sicile continue ainsi :
« Les prêtres chargés du culte divin exercent l'autorité la plus absolue, puisqu’ils peuvent, si ridée leur vient dans l'esprit, dépêcher au roi un message et lui ordonner de mourir. Us déclarent alors que telle est la volonté des Dieux, et que de faibles humains ne doivent pointmépriser les ordres des immortels. Ils font entendre encore d’autres raisons qu'un esprit simple accueille toujours avec confiance, élevé qu'il est da?is les vieilles traditions dont il ne peut $’affranchir> et ne trouvant aucune objection contre des ordres si arbitraires. C'est ainsi que dans les siècles précédents , les rois ont été soumis aux 2>r êtres, non par la force des armes t mais par ^influence de craintes’ superstitieuses* »
Cependant, sî le roi est l'esclave de s prêtres,beaucoup d’hommes sont les esclaves du roî, et les paroles ci-après le prouvent, bien qu'exagérées sans doute : « Lorsque ce roi a perdu un membre du
SV K LE ROI ET LE tiU U VERSEMENT. 7
corps par un accident quelconque, dit Diodore, tous ses familiers se privent volontairement du même membre; car ils regardent comme une cliose honteuse que Je roi étant, par exemple, boiteux, les courtisans puissent marcher droit, et que tous, quand il sort, ne puissent pas le suivre en boitant II est aussi d'usage qu'à la mort du roi tous ses amis se laissent mourir volontairement ; ils croient par là donner des témoignages glorieux de leur affection sincère- U n'est donc pas facile d'attenter, chez les Éthiopiens, aux jours du roi ; car le roî et ses amis ont un égal intérêt à sa conservation. Telles sont les lois et les coutumes des Éthiopiens qui habitent ïa métropole ( la ville de Méroé.J, T/île de Héroé est la partie de l'Éthiopie voisine de l’Égypte.»
Tribus éthiopienne*. — Itnro noire,
« I! existe beau coup de tribus éthiopiennes, dont les unes habitent les deux rives du Nil et les lies formées par ce llcuve, les autres habitent les confins de l'Arabie, et d'autres vivent dans l'intérieur de là Libye (l'Afrique). Presque tous ces Éthiopiens, et surtout ceux qui sont établis sur les bords du Nil,