RUE CASIMIR-DELA VIGNE
L’ARSENAL OBSTÉTRICAL1 2"
Les instruments employés en obstétrique sont innombrables ; chaque jour on en invente de nouveaux, utiles quelquefois, le plus souvent superflus. « Jadis, dit Pajot, le médecin allait à un accouchement portant une trousse ; maintenant c’est une boîte ; bientôt, si cela continue, il faudra une armoire (2). » L’armoire serait peut-
Fig. 1. — Trousse obstétricale du professeur Pajot.
(1) Nous reproduisons en entier T Armamentarivm lucinœ novam de H. Kilian; nous adressons tous nos remerciements à la famille de cet éminent praticien, qui a bien voulu nous y autoriser. Nous remercions aussi le professeur Wasseige, de Liège, qui nous a permis de faire de nombreux emprunts à son ouvrage sur les Opérations obstétricales, Decq et Lecrosnier, éditeurs.
(2) Le professeur Pajot, prêchant d’exemple, a fait construire par M. Ch. Dubois, une trousse obstétricale (fig. 1) qui contient, sous le plus petit volume, tous les instruments d’urgence : forceps, crochet, perce-crâne, trocart, embryotome, tube laryngien, sonde uréthrale, serres-fines, porte-cordon en caoutchouc durci, moulin à ergot, une paire de ciseaux ; seul, le céphalotribe nécessite une gaine spéciale, mais le cons-
ARSENAL OBSTETRICAL
Fig, 2, 3. — Trousse obstétricale de Galante.
tracteur ne désespère pas de le faire tenir dans la trousse, en coupant en deux chaque branche, comme M. Pajot l’a fait pour le forceps. La trousse obstétricale du professeur Pajot est beaucoup plus portative que toutes les autres (fig. 2, 3).