EXTRACTION DU FŒTUS PAR LES VOIES NATURELLES, AVEC MUTILATIONS
Crochets aigus ou tranchants.
Fig. 648-651. — Crochets employés par les anciens Arabes, d'après Albucasis.
Fig. 652, 653. — Crochets trouvés dans les ruines de Pompei.
(1) Les anciens, comme on sait, croyaient que l'enfant était l’agent actif de l'accouchement : s’il ne sortait pas, c’est qu’il était mort. Et ils se donnaient raison, en achevant de le tuer, au cas où il aurait été encore vivant. A cet usage, les Grecs, race ingénieuse, avaient imaginé une collection variée : IXxuavrjp et Èpi6puouX/dç, crochets mousses ; payatpiov, crochet courbe à pointe tranchante, destiné à ouvrir le crâne ; sjj.6puotop.di;, scalpel servant au même objet; <jy.oXoîiop.ay afpiov, autre scalpel dont un côté était mousse et l’autre tranchant ; msatoov, instrument pour broyer le fœtus dans la matrice ; oototypa, pince pour enlever les éclats d’os, etc.
Les crochets n’étaient pas seulement funestes à l’enfant, mais ils faisaient aussi courir les plus grand s dangers à la mère ; c’est à propos des résultats meurtriers de ces crochets que Hugh Charnberlen, l’inventeur du forceps, rappelait l’axiome suivant : Sur un individu qui vient au monde , il y e n a un ou deux qui meurent nécessairement .